Default profile photo

25 Mai 2019 | 20, Iyyar 5779 | Mise à jour le 22/05/2019 à 18h15

Rubrique Culture/Télé

Shai Fishman : « La France reste notre pays favori en dehors d'Israël »

Après avoir été applaudi dans de nombreux pays du monde, cet ensemble de chanteurs-bruiteurs israéliens tout de blanc vêtus, comme des Aliens, revient sur Paris pour dix dates*. Nous avons rencontré Shai Fishman, producteur -compositeur, et l'un des deux créateurs de cet étrange spectacle de rêve pour qu'il lève le mystère de la planète des Voca People. Prêts pour le voyage ?

Actualité Juive : Vous revenez à Paris après votre premier passage il y a près de 10 ans. Quels sentiments avez-vous pour ce retour ?

S.F. : C'est la meilleure chose qui puisse nous arriver. En 2009 nous avons commencé à nous produire au Brésil où nous sommes revenus quatre ou cinq fois. A cette occasion nous avons présenté un spectacle spécifique. On a fait la même chose à New York mais la France où nous avons passé quatre ans, reste notre pays favori en dehors d'Israël. Nos tournées nous ont menés dans près de cinquante pays où nous sommes retournés comme Porto Rico, la Chine. Mais pour nous la France c'est spécial, de par les lieux où nous avons joué pendant notre premier long séjour. Nous connaissons l'esprit et les réactions du public. Et puis qui n'a pas envie de venir à Paris ? 

A.J.: Comment est né le projet de Voca People ?

S.F. : Lior Kalfo avait envie de créer un spectacle a cappella même s’il y avait déjà des groupes qui chantaient a cappella. Lui voulait se consacrer à la mise en scène et moi à la composition et la musique.


A.J.: D'où vient l'idée des tenues blanches pour les Aliens ? 

S.F. : C'était une idée de Lior qui les a imaginés dans cette couleur et de mon coté j'ai, à mon tour, proposé des tenues d'Aliens avec des visages blancs. Le fait qu'ils soient dans cette tenue les protège de toute identification personnalisée. Le blanc est pur et les rend uniques d'autant qu'ils peuvent aussi par exemple effectuer des gestes comiques et enfantins parce qu'ils ne sont pas de notre planète. 


A.J.: Justement, quelle serait la couleur de son drapeau ? 

S.F. : (Éclats de rire) On ne nous a jamais posé cette question mais je pense qu'il faudrait qu'il soit blanc couvert de portées musicales.

A.J.: Comment avez-vous trouvé vos artistes pour la première création du spectacle. Avez-vous été les chercher dans les orchestres militaires ? 

S.F. : Maintenant oui. Au début, en raison de notre succès sur les réseaux numériques, comme You tube, les candidatures étaient spontanées. Je les faisais travailler pour voir ce que je pouvais en tirer. Aujourd'hui les jeunes des orchestres militaires sont plus formés et bénéficient d'une culture musicale bien plus importante acquise grâce aux réseaux. C'est pour cette raison que nos équipes aujourd'hui sont très jeunes. A 20 ans elles ont les connaissances que nous avions seulement à 30. Eux ont moins de 23 ans. 


A.J.: Par type d'instrument, qu'il soit tuba, ténor ou encore par exemple beat box, les équipes d'artistes sont nombreuses. Cela veut-il dire que chacune d'elles est dédiée à un continent ou un pays ?

S.F. : Non c'est le contraire parce qu'ils sont des Aliens ils doivent se sentir étrangers où qu'ils soient, en particulier face au public qu'ils ont devant eux. En France par exemple, je dois avoir des artistes qui auront un accent ou un physique différent du Français qui est devant lui. 


A.J.: Pourtant il existe plusieurs équipes de Voca People puisque vous êtes sur plusieurs continents, c'est bien cela ?

S.F. : Bien que nous n'ayons pas de compagnie en Asie nous avons effectivement une présence en Europe, Israël ou encore aux États-Unis. Parfois, comme en 2013,  j'avais cinq spectacles dans le monde à superviser. On a des équipes Voca autour du monde avec suffisamment de personnes pour conserver la fraîcheur du spectacle. Chaque spectacle se construit à partir des compétences de chacun des artistes. C'est comme une équipe de basket-ball, chaque jeu ou match s'appuie sur les qualités des joueurs. 


A.J.: Y a-t-il un répertoire qui leur est plus compliqué, ou moins aisé ?

S.F. : (Rire) Je ne sais pas si vous me demandez quels sont les numéros qu'ils aiment le moins mais je vais répondre à l'interview en affirmant qu'ils aiment tout ce qu'ils font. Ils aiment et savent tous chanter. Le matériel sonore doit être bon évidemment mais ce qui peut représenter éventuellement des difficultés c'est la dynamique des medleys et peut-être la chorégraphie. 


A.J.: Vous annoncez une surprise. Vous voulez bien la révéler aux lecteurs d'Actualité Juive ?

S.F. : Je ne sais pas encore quelle forme définitive elle va prendre mais comme cela a déjà été dévoilé à la télévision, il s'agit de rendre hommage à Johnny Hallyday. Mais chut ! 



www.shaifishman.com/vocapeople
Le cadre « Sing-Off France Finale » se passe en France 

* Du 20 au 30 décembre au Dôme de Paris-Palais des sports,à partir de 22 euros. Réservation : FNAC

Powered by Edreams Factory