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23 Mars 2019 | 16, Adar II 5779 | Mise à jour le 21/03/2019 à 18h35

Rubrique Israël

Tsahal à pied d'œuvre sur plusieurs fronts

(Flash90.)

Alors que le calme semble revenu dans le secteur de Gaza et que l'armée israélienne est en train de neutraliser les tunnels du Hezbollah, le terrorisme relève la tête en Judée-Samarie.

La décision de conclure une trêve rapide avec le Hamas à Gaza, prise le mois dernier par M. Netanyahou, avait fait l'objet de nombreuses critiques et menacé sa majorité. Le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman avait démissionné, privant la coalition du soutien de ses six députés. Les critiques de la droite n'avaient pas épargné le Premier ministre.

La position conciliante prise par le cabinet de sécurité israélien a eu une double conséquence. Elle a permis à Tsahal de consacrer une part importante de son effort à l'opération Bouclier du Nord, qui vise à découvrir et à détruire ou miner les tunnels d'attaque creusés sous la frontière par le Hezbollah libanais pour s'introduire sur son territoire.

Ces travaux, effectués sous la protection d'unités de combat, impliquent essentiellement des outils technologiques et des engins de terrassement et se déroulent pour le moment sans incident militaire sérieux. 

Dans le même ordre d'idées, le calme relatif régnant dans le secteur de Gaza a aussi permis aux forces israéliennes de renforcer leur dispositif en Cisjordanie pour faire face à la série d'attentats commis à la mi-décembre. Si la tension avait persisté dans le secteur de Gaza, Tsahal aurait eu peine à mener simultanément des opérations sur trois fronts, même si l'armée israélienne moderne a su relever avec succès de pires défis durant trois des quatre premières guerres de sa courte histoire, en 1948, 1967 et 1973.  

Mais par ailleurs, l'attitude conciliante adoptée par Israël vis-à-vis du Hamas a porté atteinte à l'image de l'Etat hébreu et à ses capacités dissuasives, encourageant les terroristes potentiels de Judée-Samarie à relever la tête. Tout comme le retrait précipité de Tsahal du Liban-Sud en 2000 avait enhardi les Palestiniens et provoqué le déclenchement de la Seconde Intifada, les concessions faites par Israël au Hamas ont contribué à la recrudescence des attentats en Cisjordanie. 


Renforcer leur dispositif

Malgré les progrès réalisés au cours des derniers jours sur les différents fronts, de nombreux dangers continuent de planer. Après la neutralisation des tunnels d'attaque du Hezbollah, le risque balistique lié aux dizaines de milliers de missiles accumulés au Liban par la milice chiite continue de préoccuper les autorités israéliennes. Il est aggravé par les efforts que le Hezbollah déploie, avec l'aide des Iraniens, pour améliorer la précision. 

Et cela alors que Tsahal a dû renoncer presque entièrement à intervenir en amont lorsque le matériel militaire est acheminé à travers la Syrie, depuis l'incident au cours duquel un avion russe a été abattu par la DCA de Damas pendant un raid israélien. 

Dans la bande de Gaza, le danger persiste aussi car le Hamas n'a pas définitivement renoncé à ses projets belliqueux, soutenus eux aussi par l'Iran. En Cisjordanie enfin, le risque d'une vague de terrorisme n'est pas totalement écarté, malgré les succès enregistrés par Tsahal et les services de renseignements dans la lutte contre le terrorisme. 

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