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19 Mars 2019 | 12, Adar II 5779 | Mise à jour le 19/03/2019 à 14h51

Rubrique Israël

Amos Oz, une voix d'Israël s'éteint

Amos Oz, 1939-2018 (Flash90)

L'écrivain est décédé le 28 décembre à l'âge de 79 ans. Les hommages affluent du monde entier.

Il n'aura jamais le prix Nobel de littérature. Amos Oz, qui racontait Israël depuis un demi-siècle, était pourtant devenu un des Israéliens les plus célèbres du monde. Depuis "Ailleurs peut-être" en 1966, jusqu'à "Judas" publié en 2014, en passant par "Une histoire d'amour et de ténèbres", son roman autobiographique paru 2002 et qui avait été porté à l'écran par Natalie Portman, l'œuvre d'Amos Oz a été traduite dans plus de quarante langues. "La boite noire" lui avait notamment valu le prix Femina étranger en 1988.

Le romancier était aussi un acteur engagé dans la vie de son temps et de son pays. Fervent avocat de la paix entre Israël et les Palestiniens, il avait été le cofondateur du mouvement La Paix Maintenant. En Israël, même ses adversaires politiques lui reconnaissaient le surnom "d'Albert Camus israélien" que lui avait donné la presse française. D'ailleurs les médias du monde entier lui ont rendu hommage. L'annonce de sa disparition a fait la une du Figaro et de Libération, ou encore du New York Times, mais aussi des titres de la presse libanaise et égyptienne.

"Même si nos opinions divergeaient, j'avais une grande admiration pour sa contribution à la langue hébraïque et à la littérature israélienne moderne" a déclaré Benyamin Netanyahou. Le président Rivlin a quant à lui salué celui qui fut son condisciple et ami d'enfance : "tu nous as bâti une bibliothèque complète et éternelle". Amos Oz sera inhumé lundi dans son kibboutz de Houlda.

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