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27 Juin 2019 | 24, Sivan 5779 | Mise à jour le 26/06/2019 à 18h12

Rubrique Israël

Législatives : le Premier ministre est bien placé

(Flash90.)

Binyamin Netanyahou va-t-il battre le record de longévité à la tête du gouvernement israélien détenu par David Ben-Gourion ? A-t-il vraiment du souci à se faire ? Réponse le 9 avril.

La Knesset s’est prononcée en faveur de sa dissolution. Il faut dire que la majorité ne disposait plus que d’une seule voix après le départ des députés du Israel Beitenou d’Avigdor Lieberman. Pour arguer de sa décision, la coalition a invoqué des motifs budgétaires et nationaux. Difficile de reconnaître qu’il est compliqué de gouverner avec une si courte longueur d’avance. De surcroît, le gouvernement n’avait pas réussi à recueillir l’adhésion de la majorité des députés à la loi sur la conscription des ultraorthodoxes. Elle n’aurait donc pas pu être adoptée avant le 15 janvier comme l’ordonnait la Cour Suprême. Et surtout, le spectre d’une éventuelle mise en examen de Binyamin Netanyahou pour corruption plane. Le procureur général Avichai Mendelblit pourrait se prononcer dans les quatre mois et il serait plus confortable pour le 1er ministre d’être réélu avant. Avichai Menbelblit qui vient de faire les frais d’une campagne qui, d’après les experts, devrait être la campagne la plus abjecte de l’histoire d’Israël. La tombe de son père a été dégradée il y a deux semaines, avant même l’annonce de l’avancée des élections. La gauche dénonce une tentative d’intimidation du procureur, et la droite, une manipulation visant à la discréditer. Binyamin Netanyahou, tout en dénonçant un acte honteux, a trouvé cependant étonnant que la publication de l’information, restée confidentielle, ait coïncidé avec des rumeurs parues dans la presse qui affirmaient que le 1er ministre avait menacé, à huit clos, d’attaquer Avichai Mendelblit, s’il publiait son inculpation pendant la campagne. 


Le spectre d’une mise en examen de Netanyahou pour corruption plane

D’après les derniers sondages, pas de surprise à attendre ! M. Netanyahou devrait être appelé à former le prochain gouvernement, bien que 52% des israéliens ne le souhaitent pas. Un chiffre inédit. Une nouvelle coalition avec les mêmes ? Pas certain. Netanyahou pourrait se séparer du Foyer Juif qui s’effrite après le départ de Naftali Bennett, son leader et d’Ayelet Shaked qui ont décidé de jouer le tout pour le tout. Ils viennent de former le Nouveau Parti de la Droite, histoire de se départir de l’image religieuse nationaliste du parti et ainsi espérer ratisser plus large au sein de l’électorat de droite. La balle au centre tirée par Benny Gantz ne devrait pas inquiéter le Premier ministre. Elle devrait être puissante mais toutefois pas gagnante. Le parti Résilience pour Israël, que l’ancien Chef d’Etat-Major vient de fonder est en effet déjà affublé de 14 sièges dans les sondages. Il deviendrait ainsi la 2ème formation du pays après le Likoud qui en remporterait 28. Netanyahu pourrait donc choisir de s’y allier bien qu’il qualifie Gantz de rival de gauche. D’autant plus qu’un israélien sur trois le plébiscite à la défense. Et pas de Maapa’h – renversement - attendu, comme celui de 1977, cette fois de droite à gauche. La gauche est en effet de plus en plus malade de ses divisions.

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