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20 Avril 2019 | 15, Nisan 5779 | Mise à jour le 17/04/2019 à 17h44

Rubrique Monde juif

Bien-être animal : Une priorité pour les Cho’hatim français

(DR)

Pour obtenir leur carte d’abattage, les sacrificateurs doivent au préalable obtenir leur certificat de compétence en bien-être animal (CCPA). Précisions.

La délivrance du CCPA, le certificat de compétence en bien-être animal a été mis en place dans la foulée du vote, en 2009, de l’Union européenne sur l’abattage des animaux. Il concerne le personnel des établissements d’abattage, chargé de la « mise à mort » des animaux. C’est un certificat qui vise à attester des connaissances utiles à la bien-traitance des animaux et éviter les mauvais traitements. La formation porte sur la connaissance de l’animal, la connaissance des règlementations et la connaissance du geste technique. 

En 2013, tous les sacrificateurs rituels rattachés au Consistoire ont passé leur CCPA et l’ont réussi avec succès. Leur formation s’est déroulée sur deux jours au sein de l’Institut de Formation des Métiers du Secteur Associatif Juif, dans les locaux de l’École rabbinique. Elle a été dispensée par des professionnels agréés par le Ministère de l’Agriculture. Ce certificat devant être renouvelé tous les cinq ans, une nouvelle session devrait avoir lieu dans les prochains mois. Il s’agira alors uniquement d’une vérification des connaissances et non pas d’un nouvel examen.

Ainsi, « le Grand rabbin de France ne délivre pas de carte d’abattage à un sacrificateur qui n’aurait pas validé son certificat de compétence », affirme le Grand rabbin Bruno Fiszon, conseiller du Grand rabbin de France auprès des instances nationales et européennes pour la question de l’abattage rituel. Mieux, «il y a un contrôle du Grand rabbin de France sur les pratiques de chaque Shohatim. Si celui-ci s’avère peu performant en matière de bien-être animal, il peut se voir retirer sa carte d’abattage. Ce qui a déjà été le cas », poursuit le Grand rabbin Fiszon.

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