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20 Mai 2019 | 15, Iyyar 5779 | Mise à jour le 17/05/2019 à 13h36

Rubrique Communauté

Le rabbin ‘Haïm Tsvi Rozenberg nous a quittés

Il officiait à la Rachi Choule dans le IXe

Comment parler au passé de cet homme lumineux, cet immense érudit, à la perspicacité hors du commun, cultivant une dimension altruiste considérable, qui s’en est allé lundi 11 février et qui laisse une multitude de gens dans la consternation ?

Qui ne connaît pas le rav Rozenberg dans la communauté juive parisienne et bien au-delà, à travers le monde, par le biais du site Ahavat Torah ? Le rav a su révolutionner le monde de l’étude à Paris, propager l’enseignement du folio talmudique (daf hayomi) étudié chaque jour dans le monde entier. Ses cours qui portaient sur tous les domaines du judaïsme étaient très suivis. 

Né en Israël, il a étudié à la Yéchiva de ‘Hevron, à Jérusalem, puis au Collel ‘Hazon Ich, à Bné Berak. Le rav arriva d’abord à Marseille pour diriger la Yéchiva Ketana, puis déploya une énergie sans limite en faveur des juifs et pour la Torah, à Paris, depuis la Rachi Choule (dans le IXe), la choule qui aura l’inestimable honneur de le voir à sa tête.

Le rav Rozenberg a fait preuve d’une abnégation sans faille, d’un dévouement si intense, pour venir en aide aux gens confrontés à toutes sortes de difficultés. A ceux et celles venus lui demander un conseil, une orientation, il répondait avec clarté, franchise, avec transparence et intelligence, conscient de tous les enjeux qui pouvaient se présenter. Il expliquait avec courage que tous les problèmes n’avaient pas forcément vocation à être solutionnés mais que chacun avait en lui les forces nécessaires pour les dépasser. Il écoutait attentivement, faisait preuve d’une rare empathie, d’une sincère proximité. 

Il devenait partie intégrante de la vie de tant de juifs. Et il agissait avec tant d’humilité, tant de simplicité. Lorsqu’il vous téléphonait, il se présentait en mentionnant simplement son nom de famille. Que sa voix rauque et son accent (yiddish en partie) étaient attachants ! C’est le rav Rozenberg qui rendait lumineuses les joies familiales, son sourire en parlant de Torah, ses yeux pétillants d’intelligence, ses propos vifs et toujours teintés d’humour. Homme de Torah et de confiance en ses Sages, il ne connaissait qu’un seul langage, celui de la vérité. Il ne dormait pratiquement pas. Il étudiait la Torah. Toujours et encore, en même temps qu’il était toujours disposé,  même en pleine nuit, à répondre et réconforter.

Le rav Rozenberg était Cohen. Il fut une bénédiction pour sa famille à qui nous pensons, une bénédiction pour tout le kellal Israël. Et son âme pure, tellement pure, s’en est allée. Sa voix ne peut que continuer de résonner et de nous interpeller pour que nous soyons des juifs fiers de notre héritage et fidèles à notre sainte Torah.

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