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20 Mai 2019 | 15, Iyyar 5779 | Mise à jour le 17/05/2019 à 13h36

Rubrique Communauté

La disparition de Martine Dassault

Martine et Laurent Dassault au gala Scopus 2013 (DR)

Présidente jusqu’en 2016 de l’Université hébraïque de Jérusalem en France, Martine Dassault s’est éteinte vendredi 15 février.

En lui remettant son Honory Fellowship en juin 2018, Catherine Belais n’avait pas manqué de souligner que l’éducation familiale reçue par Martine Dassault ne l’avait pas « nécessairement » préparée à rencontrer l’Université et s’y engager avec passion comme elle l’a fait. « Née en décembre 1956 dans une famille parisienne dont les origines juives ashkénazes remontent en France au XVIIe siècle, Martine de Souza-Dassault a en effet d’abord été bercée de valeurs républicaines et laïques, intégrant tous les codes et le raffinement de la culture française », avait rappelé la déléguée générale de l’UHJ-France. 

C’est à la suite de la décision de sa fille Clara, d’aller étudier à l’Université hébraïque que Martine Dassault découvre le campus de Jérusalem et s’enthousiasme pour son niveau d’excellence. Cet  enthousiasme ne l’a pas quittée. « Nous saluons le destin d’une femme remarquable dont le sourire, la bienveillance, l’écoute, la délicatesse, la détermination et l’engagement sans faille pour les causes qui lui tenaient à cœur, nous ont accompagnés de longues années et continueront de nous porter », a fait savoir le bureau français de l’UHJ, lundi soir. 

« Présidente de 2012 à 2016, Martine Dassault a apporté par son énergie, sa créativité, et son charisme, une exceptionnelle contribution à la recherche et au développement de l’ELSC dont elle a été l’ambassadrice infatigable ». ELSC pour Centre Edmond et Lily Safra pour la recherche en neurosciences qu’elle avait inaugurée en juin 2017. 

« C’était une grande petite dame que je ne suis jamais parvenue à tutoyer », se souvient l’ancienne responsable des étudiants étrangers, Yonith Benhamou. « Elle ne laissait personne indifférent. Il y avait d’abord sa silhouette flamboyante. Je garde en mémoire ce violet, sa couleur fétiche et ses colliers farfelus. C’était une grande petite dame, férue d’art. Nous partagions le goût pour les expos et les reportages d’Arte. Martine parcourait le monde avec New York et Tel-Aviv comme points d’attache où vivent deux de ses filles. Et la transmission, la mémoire de la Shoah qui lui était si chère. Se souvenir ». 

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