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22 Septembre 2019 | 22, Elul 5779 | Mise à jour le 20/09/2019 à 14h02

Rubrique Culture/Télé

Une œuvre marquante

« La passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio réédité en version restaurée représente un grand classique du cinéma des années 80.

Du générique de début à celui de la fin une mélodie yiddish donne au récit sa dimension dramatique. Inspiré du livre éponyme de Joseph Kessel, Jacques Rouffio le relie aux tragédies des années 80, qui semblent toujours d’actualité. Max Baumstein, président du Mouvement de Solidarité internationale, abat l’ambassadeur du Paraguay. Incarcéré, il raconte à sa jeune épouse les raisons de son geste. À dix ans, son père est tué devant lui par des S.A qui lui brisent la jambe. Il boitera toute sa vie. Recueilli par Elsa et Michel, des amis opposants au régime hitlérien, ils fuient l’Allemagne pour la France. Son mari déporté Elsa fera tout pour le libérer. Et Max en 1981 règlera son compte au nazi responsable. On ne peut dissocier du film la vie à cette époque de Romy Schneider qui incarne à la fois Elsa et la jeune femme de Max, et dont on ressent le chagrin et le courage. Le film réalisé sur la demande de l’actrice est comme elle l’a souhaité dédié « À David et son père », son fils de 14 ans décédé avant le tournage et son père Juif allemand et rescapé des camps.  Romy Schneider meurt à 43 ans, un mois après la sortie du film. l


« La passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio,avec Romy Schneider et Michel Piccoli, Gérard Klein



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