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20 Mai 2019 | 15, Iyyar 5779 | Mise à jour le 17/05/2019 à 13h36

Rubrique France/Politique

Week-end de tensions autour d’Alain Finkielkraut et des gilets jaunes

(Capture écran video)

Le philosophe avait pourtant apporté son soutien au mouvement de grogne. Cela n’a pas empêché les plus haineux d’entre eux de voir à travers lui le « Sioniste » qu’ils détestent tant. La scène, que tout le monde a vu ce week-end, et les réactions qu’elle a suscitées résument bien le mal français actuel.

« Palestine ! La France est à nous (proféré en montrant un keffieh plus qu’un gilet jaune ndlr) ! Sale sioniste ! Sale race !.... », C’est par ces insultes que le philosophe Alain Finkielkraut a été accueilli par des Gilets jaunes dans son quartier parisien. Des images d’une violence rare, relayées en masse sur les chaines d’information et les réseaux sociaux. 

  Si la réaction d’Alain Finkielkraut apparait remarquable de par son sang-froid (le philosophe a d’ailleurs fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de porter plainte), celle d’un grand nombre de personnalités politiques et autres leaders d’opinion interpelle. Au côté de ceux qui ont condamné sans réserve l’attitude ordurière de ceux qui s’en sont pris à lui, d’autres ont pris soin de préciser qu’ils ne partageaient pas les positions « réactionnaires » de l’académicien avant de lui apporter leur soutien. 

  Ainsi l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoit Hamon qui, dans son tweet, indique : « je combats les idées réactionnaires et radicales d’Alain Finkielkraut. Mais, je condamne sans réserve ceux qui l’ont conspué, insulté et traité d’un « sale sioniste » qui voulait dire « sale juif ». Et laissez la Palestine en dehors de cette violence antisémite gratuite ». Dans le même genre, on remarquera les réactions d’Aude Lancelin (directrice du Média.tv), du politologue Thomas Guénolé et de (l’ancien) humoriste Bruno Gaccio, qui refusent d’y voir une attaque antisémite de la part des Gilets jaunes.

  Du côté de l’exécutif, les condamnations sont en revanche sans réserve. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a aussi fait savoir que le principal auteur des injures un homme visiblement connu des services de renseignements, avait été identifié. Reste à voir s’il sera interpellé. Puis condamné comme il se doit. 

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