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25 Mars 2019 | 18, Adar II 5779 | Mise à jour le 21/03/2019 à 18h35

Rubrique Israël

Campagne électorale : fin de la phase préliminaire

Le résultat des primaires du parti Travailliste, le 11 février 2019 (Flash90.)

Avec le dépôt des listes de candidats le 21 février, la lutte politique entre dans sa dernière ligne droite, alors que le bloc nationaliste reste en position de force.

Peu à peu, les contours des différentes forces qui s'affronteront le 9 avril, lors des élections législatives israéliennes, se dessinent. Le dépôt des listes de candidats le 21 février va modifier le ton de la campagne qui va passer des questions de personnes au débat d'idées. 

Dès l'instant où les partis présentent clairement leurs dirigeants et leurs candidats, leur cote tend à se stabiliser. Le Parti travailliste, auquel les sondages n'annonçaient que cinq élus au début du mois de février, a repris du poil de la bête après les élections primaires du 12. Il est maintenant crédité d'une dizaine de députés. Il en va de même pour la formation de gauche Meretz, qui frôlait le seuil de la représentation et qui, après ses élections internes, semble assuré d'obtenir cinq sièges à la prochaine Knesset.  

Les partis sionistes religieux Habayit Hayehoudi et Haihoud Haleoumi ont enfin conclu, sous la pression des rabbins, un accord qui leur permet d'espérer au moins cinq députés, tandis que la nouvelle formation de Naftali Bennett et Ayelet Shaked, Hayamin Hahadash (la Nouvelle Droite) peut en escompter six ou sept. 

Chez les ultra-orthodoxes, Shass est crédité de cinq à six sièges et Yahadout Hatora de six ou sept députés. Israël Beteinou d'Avigdor Lieberman devrait obtenir quatre ou cinq mandats et Koulanou de Moshé Kahalon, tout juste quatre.

Le projet de grande union du centre-gauche envisagé par Yesh Atid (Yaïr Lapid) et le parti Hossen LeIsraël de Benny Gantz, a été abandonné. Les deux formations devraient réunir à elles deux une trentaine de mandats dont 10 à 12 pour Yesh Atid. Hossen LeIsraël a absorbé la formation Guesher d'Orly Lévy Abecassis. Il n'est pas sûr que cette fusion rapporte beaucoup de voix mais elle devrait donner un aspect plus équilibré et moins ashkénaze à la liste de Benny Gantz.  

Les autres partis n'ont pratiquement aucune chance d'entrer à la Knesset car ils ne sont pas en mesure d'obtenir le nombre suffrages nécessaire pour y être admis. C'est notamment le cas de Hatnoua, la formation de Tzipi Livni. Cette dernière a donné le 18 février une conférence de presse pour annoncer son retrait de la vie politique. 

La situation des petites formations d'extrême droite inquiète les dirigeants du Likoud. Ils craignent que le bloc de droite, qui jouit pour l'instant d'une majorité modeste de 63 sièges sur 120, ne perde les suffrages des électeurs de ces partis dont le plus important est Otsma Yehoudit d'Itamar Ben Gvir (disciple du Rav Kahana). Le Bayit Hayehoudi répugne quelque peu à s'allier avec une formation aussi extrémiste et les négociations pour former un « bloc technique » avec Ben Gvir ont longtemps traîné malgré les pressions de Binyamin Netanyhou lui-même.

Enfin, dans les partis arabes, les dissensions règnent aussi. Le parti Tahal d'Ahmed Tibi a quitté la Liste arabe unifiée et devrait obtenir six mandats comme la Liste elle-même dont les membres sont profondément divisés.

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