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19 Février 2019 | 14, Adar I 5779 | Mise à jour le 18/02/2019 à 12h46

Rubrique Judaïsme

Le Beth Loubavitch, la Torah pour tous, partout et tout le temps

Tous les émissaires du Rabbi réunis chaque année à New-York pour le Kinous Hachlouhim. (Crédit : Shimi Kutner)

Avec quelque deux cent cinquante Chlou’him (émissaires du Rabbi) en région parisienne et 4964 dans le monde entier, le Beth Loubavitch est un mouvement qui connaît une progression continue depuis déjà plusieurs années.

« La définition même des actions du Beth Loubavitch est qu’elles ne s’interrompent jamais », rappelle le porte-parole du Beth Loubavitch de France Haim Nisenbaum. « L’idée étant de se développer là où il y a des besoins, qu’il y ait une communauté constituée ou qu’il n’y en ait pas », ajoute-t-il. 

C’est aussi la raison pour laquelle le nombre de Beth-‘Habad (centres communautaires Loubavitch) est moins important que le nombre d’émissaires. Il en existe une soixantaine en Ile-de-France et environ quatre-vingts sur le tout le pays. « Actuellement, une dizaine de Beth-‘Habad est en cours de construction ou en développement. De jeunes Chlou’him installés à différents endroits depuis quelques années perçoivent désormais la nécessité d’ouvrir un centre », indique le porte-parole. 

La philosophie du mouvement est donc de pouvoir être présent quels que soit le moment ou la situation. Le Beth-Loubavitch situé sur les Champs-Elysées et qui propose des repas communautaires chaque chabbat répond surtout aux besoins des touristes de passage à Paris. Sur les réseaux sociaux, le Chaliah de ce centre communique d’ailleurs aussi en anglais afin que les touristes étrangers sachent où s’adresser.

Mais le mouvement ‘Habad, c’est aussi la force d’un réseau qui se déploie partout dans le monde, même – voire surtout – dans les endroits les plus reculés de la terre dès lors que des Juifs sont susceptibles d’y passer. La volonté d’inscrire son action dans la parole du Rabbi anime tous ces jeunes émissaires à partir avec épouse et enfants. Pour activer l’arrivée du Machia’h, ils agissent avec dévouement au quotidien, guidés par un amour à l’égard de tous. Leur volonté est d’une part de permettre aux Juifs locaux et autres touristes de trouver sur ces lieux nourriture cacher et de quoi célébrer les différentes fêtes. Développer d’autre part l’étude et l’apprentissage des Mitsvot. S’ensuivent les perspectives d’ouvrir une supérette cacher, de proposer des portages de repas, de constituer un jardin d’enfants puis une école, voire de former des Cho’hatim pour pouvoir produire de la viande cachère locale. Bâtir en somme des îlots de vie juive pour que celle-ci puisse s’épanouir partout. 

On estime à plus de 5 000, le nombre d’émissaires installés dans plus d’une centaine de pays. De nouveaux centres ont été créés récemment en Ouganda (lire le témoignage du Chali’ah), aux Bahamas, au Monténégro et à Curaçao. 

L’action du Beth-Loubavitch répond donc à la fois à des demandes matérielles et spirituelles. « C’est aussi cela le génie du judaïsme, analyse le rav Nisenbaum. Lorsqu’un Beth-‘Habad installé dans un quartier d’affaires par exemple, propose aux personnes travaillant dans le quartier la possibilité de se restaurer au moment de la pause-déjeuner, cela s’accompagne toujours d’un cours, même rapide, et d’un office de Minha ». 

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