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25 Août 2019 | 24, Av 5779 | Mise à jour le 08/08/2019 à 12h19

Rubrique Sport

Cyclisme : Rudy Barbier s’épanouit en Israël

Parti d'AG2R cet hiver pour rejoindre Israel Cycling Academy, le coureur de 26 ans se réjouit d'avoir pris « un nouveau départ » dans sa carrière.

Rudy Barbier est apparu officiellement sous ses nouvelles couleurs de l'Israel Cycling Academy (ICA) début 2019 lors de l'épreuve de San Juan où il s'est hissé à la sixième place. Quitter une grosse structure comme AG2R-La Mondiale pour l'ICA, pensionnaire de deuxième division, a de quoi surprendre. Mais sûrement pas le premier intéressé. « L'ICA n'a rien à envier aux grosses équipes. Elle a un vrai challenge : monter en World Tour dès l'année prochaine. Il leur fallait des hommes rapides pour glaner des points et moi, je cherchais justement à avoir des responsabilités. Je ne dis pas que je suis le meilleur coureur ici, mais il y avait tellement de champions chez AG2R que c'était impossible de se faire une place. J'avais besoin de me reconstruire ailleurs. C'est un nouveau départ pour moi », s'est confié Rudy Barbier pour l'Equipe.


« J'ai eu la chance de participer au jour du Chabbat »


Sur sa préparation cet hiver en Israël : « On est d'abord parti à Calpe (Espagne) une dizaine de jours, puis on a passé une semaine à Tel-Aviv puis à Jérusalem. C'était magnifique. Les paysages, les gens... c'est la première fois que j'allais en Israël. C'est bien, ça enlève pas mal de préjugés qu'on peut avoir de ce pays, nous Européens et surtout Français. Culturellement, c'était génial. J'ai eu la chance de participer au jour du Chabbat, c'était une belle découverte. Je suis venu dans cette équipe pour ça aussi, vivre de nouvelles choses, changer d'air. En plus, sportivement, on a super bien bossé avec des sorties de six, sept heures. C'était vraiment une belle préparation ». Ne parlant pas la langue de Shakespeare, Barbier a dû prendre des cours particuliers d'anglais pour faciliter son intégration. « Ça faisait aussi partie du challenge. Pour l'instant, ça se passe bien. Les gars sont tolérants. Ils m'accompagnent et vont assister à ma progression linguistique au fil du temps. Parfois on en rigole, car je suis un peu livré à moi-même. Mais franchement, je suis fier de moi : je n'ai déjà aucun problème pour communiquer en course. J'ai appris les fondamentaux du lexique cycliste. Il y a des moments où je me mélange un peu les pinceaux, mais ce n'est déjà plus qu'une question de peaufinage". L'ICA participera à plusieurs courses World Tour cette saison dont le Giro ainsi que les classiques comme Milan San-Rémo et la Flèche Wallonne. «Il faut que je leur montre que je suis motivé, qu'ils peuvent me faire confiance», conclut-il. 

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