Default profile photo

22 Avril 2019 | 17, Nisan 5779 | Mise à jour le 17/04/2019 à 17h44

Rubrique Culture/Télé

19ème Festival du cinéma israélien de Paris (du 19 au 26 mars)

Hélène Shoumann : « Je constate un vrai désir de spiritualité »

Pour la 19ème Festival du cinéma israélien de Paris (du 19 au 26 mars), tous les genres et formats de films sont mis en avant. Quatorze longs-métrages, sept documentaires, neuf courts-métrages et trois séries. Preuve d’une production qui reste au top ! Hélène Shoumann, la directrice du festival, nous présente la 19ème édition.

Actualité Juive: Voilà trois ans que vous avez repris en main le festival, pouvez-vous nous tracer un bilan ?

Hélène Shoumann : Il est très positif puisque nous avons réussi à restructurer aussi bien la programmation que le lien avec les sponsors et à en trouver d’autres.  J’ai dû m’imposer. Les discussions avec les Israéliens ne sont pas toujours évidentes, même si le festival est devenu une manifestation très sollicitée par les professionnels et qui a acquis une véritable notoriété en Israël. Nous réussissons cette amélioration grâce à Sophie Dulac la productrice, distributrice, et exploitante qui nous passe une de ses salles, le magnifique Majestic Passy, à ma collaboratrice Armelle Bayou qui connaît très bien le festival, et évidemment grâce à toute une équipe.


A.J.: Le public est-il toujours le même ?

H.S. :  Nous l’avons consolidé. Aux fidèles se greffe maintenant une jeunesse qui apporte un regard neuf. Un renouvellement important. Ce qui est formidable, c’est que nous sentons que malgré la controverse de l’an passé avec le film d’ouverture, « Foxtrot » de Samuel Maoz qui a connu un succès phénoménal en Israël, nous allons de l’avant. La polémique est bien derrière.


A.J.: Vous poursuivez votre politique de récompenses à l’issue des projections. 

H.S. : Effectivement. Cette année, nous décernerons un Prix du court-métrage. Il représente l’avenir du cinéma israélien. Votre journal le souligne régulièrement en présentant au fil des éditions du Festival de Cannes la présence systématique de ces courts israéliens en sélection officielle à la Cinéfondation qui annonce les grands talents à venir issus des écoles de cinéma. Le petit État d’Israël en possède dix-neuf dont on découvrira la production récente au festival.  J’ai décidé d’en montrer un avant la projection d’un long-métrage plutôt que de les regrouper en une séance pour laquelle peu de gens se déplaçaient.  Ils auront une vraie visibilité dorénavant. Dès l’ouverture vous en découvrirez un merveilleux. Hors compétition, j’ai tenu à exposer « Une étoile cousue main » de Rebecca Wengrow, qui n’a d’israélien que l’un de ses acteurs principaux, Zohar Wexler, et le chef opérateur Michel Abramowicz. Mais ce sujet juif très touchant vaut pour sa qualité. Par ailleurs, nous continuons toujours avec le Prix du documentaire, et le plus beau de tous, le Prix du public.


A.J.: « Une étoile cousue main » est effectivement un film fort et sensible. Un lien se dessine-t-il entre toutes ces œuvres ?

H.S. : Sans aucun doute, un vrai désir de spiritualité. On le voit dans des longs-métrages tels « The other story » qui fait l’ouverture en présence de son réalisateur Avi Nesher, « The unorthodox », et « Redemption ». On le constate aussi dans les séries grâce à « Autonomie » qui imagine Israël coupé entre un État laïc et un autre religieux, à « Shababniks » grand succès en Israël à l’aide de quatre bad boys dans une yeshiva, qui peut faire penser à « Friends ». 


A.J.: Comme toujours les projections sont variées avec des longs-métrages, mais aussi une place importante aux courts comme vous l’avez expliqué, mais aux séries et aux documentaires également.

H.S. : Cette année la qualité des documentaires est incroyable. Pour n’en citer que quelques-uns, il faut voir « Au cœur des accords d’Oslo » et « King BB », et aussi deux liés à la culture yiddish « Black honey, thelife and poetry of Avraham Sutskever », un poète de génie oublié, et « Where is the gefilte fish » qui sera suivi d’une dégustation. Les séries compte tenu de leur qualité et de leur reconnaissance internationale seront beaucoup plus présentes. Beaucoup d’invités israéliens, acteurs, metteurs en scène, producteurs, et l’ancien ministre Yossi Beilin, répondront aux questions du public à l’issue des projections.


Le festival en pratique

Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy 75016 Paris, du 19 au 26 mars. Pour les dates, horaires, et synopsis des films : www.festivalcineisraelien.com Pour la billetterie : www.lesecransdeparis.fr

Powered by Edreams Factory