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22 Septembre 2019 | 22, Elul 5779 | Mise à jour le 20/09/2019 à 14h02

Rubrique Israël

Mont du Temple : Poursuite de la crise

(Flash90.)

En rouvrant unilatéralement une salle de prières fermée par les Israéliens en 2003, les Palestiniens ont relancé le débat relatif au statu quo sur l'esplanade des mosquées.

La crise déclenchée récemment par le Waqf et la Jordanie dans le secteur de la Porte de la Miséricorde (Bab el-Rahma) sur le mont du Temple à Jérusalem s'explique sans doute par leur volonté de mettre à profit la campagne électorale israélienne pour marquer des points sur le terrain. 

Le Waqf a rouvert sans autorisation voilà quelques semaines l'accès à une salle, scellée en 2003 sur décision de justice, pour avoir abrité les activités d'une organisation liée au Hamas, déclenchant un nouveau bras de fer avec les autorités israéliennes. Ces dernières s'opposent au projet des musulmans de créer une nouvelle mosquée sur ce site, modifiant le statu quo en vigueur 

Le tribunal de paix de Jérusalem a ordonné le 17 mars la fermeture provisoire du bâtiment récemment rouvert par le Waqf. Selon la décision de la juge, l'édifice devra rester fermé jusqu'à ce que le tribunal compétent rende son jugement sur le litige lui-même. Mais aucune mesure concrète n'a encore été prise par la police pour exécuter cette injonction.

Une semaine plus tôt, le tribunal s'était abstenu d'ordonner la fermeture du complexe pour ne pas porter atteinte aux tractations entre Israël et la Jordanie, (responsable des activités du Waqf), qui n'avaient finalement pas abouti. 

Le ministère des Affaires étrangères jordanien, l'Autorité palestinienne et le Waqf ont protesté contre la décision du tribunal israélien. Un débat consacré à cette question s'est tenu au Parlement d'Amman qui a demandé l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël en Jordanie. Un député s'est levé au cours du débat pour rendre hommage au terroriste qui a tué deux Israéliens le 17 mars près d'Ariel en Samarie.

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