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17 Septembre 2019 | 17, Elul 5779 | Mise à jour le 16/09/2019 à 13h07

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Londres contre le Hezbollah

Teresa May (Flickr)

Le Royaume-Uni a totalement interdit l'organisation chiite libanaise, dont la branche armée était déjà reconnue comme groupe terroriste par l'Union Européenne.

«  Le Hezbollah poursuit ses tentatives de déstabiliser la situation fragile au Proche-Orient. Nous ne pouvons plus faire de distinction entre leur aile militaire, déjà interdite, et le parti politique. Pour cette raison, nous avons pris la décision d'interdire le groupe dans sa totalité », déclarait le 25 février le ministre britannique de l'Intérieur. Il ne manquait que l'aval du parlement pour que la mesure entre en vigueur. C'est chose faite depuis le 1er mars et le Royaume-Uni est le premier pays d'Europe à mettre totalement hors-la-loi le mouvement chiite libanais, où l'appartenance ou la promotion du Hezbollah sera passible de dix ans de prison.

Les Etats-Unis qui avaient poussé leur allié britannique à se ranger à leur position, ont salué la mesure. « Ce groupe terroriste parrainé par l'Iran a du sang américain sur les mains. Il continue de préparer et mener à bien des attentats au Moyen-Orient, en Europe et dans le monde entier », a indiqué le Secrétaire d'Etat Mike Pompeo sur son compte Twitter. Quant au Premier ministre israélien, il a téléphoné à son homologue Teresa May pour la remercier personnellement. Binyamin Netanyahou a aussi exhorté le reste du monde et en particulier l'Europe à suivre l'exemple de la Grande Bretagne.

Sans surprise, le Hezbollah a condamné la décision qu'il a qualifiée « d'insulte au peuple libanais ». L'Iran de son côté a estimé que la mise au ban de l'organisation était « irresponsable ». Le leader du parti Travailliste britannique s'est joint aux critiques, estimant que le gouvernement n'avait « pas apporté de preuve pour justifier sa décision ». Jeremy Corbyn a, par le passé, marqué son soutien public au Hezbollah. 

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