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15 Novembre 2019 | 17, Heshvan 5780 | Mise à jour le 13/11/2019 à 17h43

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Viktor Orban : entre deux Europe

Viktor Orban (Wikipedia)

Le Premier ministre hongrois et son parti risquent l'exclusion du Parti Populaire Européen pour leurs positions anti UE. Mais c'est peut-être justement ce que cherche Viktor Orban pour prendre la tête d'un large front populiste aux élections européennes de mai.

Douze partis membres du PPE ont demandé l'exclusion du parti Fidesz de Viktor Orban. En attendant l'issue du vote fixé au 20 mars, le Premier ministre hongrois enchaîne les déclarations contradictoires, affirmant tantôt sa volonté de demeurer au sein du groupe qui fédéralise les grands partis conservateurs européens - tels que le LR en France ou la CDU en Allemagne – et tantôt son souhait de constituer une nouvelle force, qui regrouperait les partis populistes de l'Europe centrale et d'Italie.

Manfred Weber, l'élu CDU qui brigue la succession de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, a mis en demeure Viktor Orban de « présenter ses excuses » pour les « dégâts » causés au PPE par la ligne du Premier ministre hongrois, tant par sa politique intérieure que par ses déclarations contre les instances européennes, qui se heurtent aux valeurs libérales du groupe des eurodéputés de droite.

Le chef du parti Fidesz n'est certainement pas disposé à rentrer dans le rang, mais il ne veut pas non plus braquer les institutions de l'UE contre son économie nationale. Viktor Orban compte aussi sur ses partenaires du PPE pour trouver les moyens de le retenir, s'ils craignent qu'il soit plus dangereux pour eux à l'extérieur de leur formation. L'alternative serait en effet, à l'issue des élections au parlement européen du 26 mai, une union des droites populistes européennes, qui pourraient voir en Orban un leader à la hauteur de leurs ambitions. 

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