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25 Mai 2019 | 20, Iyyar 5779 | Mise à jour le 22/05/2019 à 18h15

Rubrique Communauté

Avant Pessah, les aumôniers mobilisés

(DR)

Comme à chaque veille de fêtes, les aumôneries israélites des Armées, des Hôpitaux et des Prisons connaissent un regain d’activité.

ls sont pour des centaines de patients et de détenus, le visage bienveillant de la communauté tout au long de l’année. Mais en cette veille de Pessah, avec les impératifs alimentaires de la fête, les aumôniers seront également des facilitateurs pour aider ceux qui sont empêchés, à célébrer selon les traditions. 

Là où l’Armée française est présente, c’est-à-dire partout sur le territoire national, l’Aumônerie militaire proposera des barquettes casher, des matsot et des haggadot pour les personnels civils et militaires du ministère des Armées, les lycées militaires et les hôpitaux d’instruction des Armées. Elle connaît actuellement un pic d’activité qui correspond à son cœur de mission d’apporter un soutien moral, spirituel et religieux aux personnes isolées. 

Avec le temps, les dispositifs sont rodés et l’Aumônerie a de quoi pourvoir aux besoins. Tout est prévu, même la vaisselle jetable nécessaire à l’observance du culte. Il en va de même dans les Hôpitaux et les maisons de retraite. « Nous sommes mobilisés, confirme l’Aumônier général, le rabbin Mikaël Journo. Nous rendrons visite aux patients y compris pendant Yom Tov et distribuerons des barquettes casher, des matsot chmourot et des haggadot. Cette présence est d’autant plus importante pour les patients et les personnes âgées qu’ils n’ont pas de famille. Ils sont alors sous notre responsabilité spirituelle ». 


« Les plus isolés sont sous notre responsabilité spirituelle »


Cette responsabilité est évidemment lourde de sens et de symboles dans le monde carcéral où des centaines de colis  alimentaires seront acheminés dans les centres pénitenciers. Ils contiennent le nécessaire du Seder et de quoi passer les fêtes y compris du frais. Les détenus peuvent aussi, pour ceux qui le souhaitent, participer à des cours en guise de préparation spirituelle. 

« Pessah est la fête de la liberté, forcément, cela résonne de façon particulière ici, explique le rabbin Philippe Chelly. Nous tentons de les faire réfléchir sur le sens de la liberté physique, matérielle et spirituelle, que lorsqu’on est à la recherche de sa liberté physique, avec des forces on peut atteindre la liberté spirituelle et avec la liberté spirituelle, on peut atteindre la liberté matérielle ». Pessah, ajoute-t-il, est aussi une fête « très difficile pour les détenus car elle fait appel à la fibre affective familiale. C’est une fête de famille, mais ils sont là ». 


(1) aumonerie-israelite@orange.fr (Armée) et 01.40.82.26.39 (Hôpitaux)


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