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19 Juin 2019 | 16, Sivan 5779 | Mise à jour le 19/06/2019 à 17h54

Rubrique France/Politique

UPJF : Antisémitisme : le combat central

Un public nombreux était présent à la mairie du 5e pour le colloque de l’UPJF. (DR)

L’Union des patrons et professionnels juifs de France tenait dimanche 31 mars son traditionnel colloque annuel dans une salle de la mairie du 5e arrondissement de Paris. Nous y étions.

« Le vrai combat contre l’antisémitisme : et maintenant... quelles sanctions? », tel était le thème général du colloque annuel de l’UPJF. Malgré un dimanche ensoleillé et printanier,  un public nombreux s’est pressé dans la grande salle de la mairie du 5e arrondissement de Paris. Tout au long de l’après-midi, des intervenants de haut vol se sont succédé pour débattre sur la question à travers le prisme médiatique, sociétal, intellectuel et politique. « La France a connu en 2018 une hausse spectaculaire d’actes antisémites. C’est horrible. Il nous fallait réagir par l’organisation de ce colloque », justifie Claude Barouch, l’infatigable président de l’UPJF. 

Les débats furent souvent passionnants, parfois houleux même. La question du sionisme était notamment abordée par Michel Gurfinkiel. « Ceux qui font le choix de partir en Israël font un bon choix », argumentait le journaliste et essayiste. Le prix UPJF de lutte contre le racisme et l’antisémitisme était remis à l’historien Georges Bensoussan, auteur, entre autres, de l’ouvrage « Les territoires perdus de la République ». Comment combattre le fléau de l’antisémitisme de façon globale? « En répondant avec une fermeté sans limite. Il faut appliquer les lois et que celles-ci aient un effet dissuasif avec des sanctions financières, notamment à destination des hébergeurs de sites Internet », affirmait avec force le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

Dans la table ronde réunissant des représentants de la classe politique, Claude Goasguen (LR) tirait en premier la sonnette d’alarme : « Il n y a plus de sanctions, ni de limites dans l’horreur antisémite. Beaucoup n’estiment plus l’antisémitisme comme un délit. On l’a vu avec certains individus se disant appartenir au mouvement des Gilets jaunes. J’ai le sentiment que le gouvernement actuel ne gouverne pas ». Pour Geoffroy Boulard, maire (LR) du 17e arrondissement de la capitale, pas épargné par les actes antijuifs dans sa circonscription, le constat est sans appel : « Aujourd’hui, nous n’observons pas de condamnations exemplaires en la matière. L’autorité de l’Etat passe par la sanction et la répression. On peut multiplier les lois mais l’enjeu est avant tout pénal ». Le député Meyer Habib considère qu”une société marquée par un antisémitisme fort est une société « malade ». « Le nouveau visage de l’antisémitisme se retrouve dans la détestation de l’Etat d’Israël », ajoutait-il. « Notre défense de l’Etat hébreu n’est pas assez forte. Cela doit passer par une transformation totale de la politique française », enchaînait Claude Goasguen. Beaucoup de paroles. Mais à quand de vrais actes ?


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