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23 Septembre 2019 | 23, Elul 5779 | Mise à jour le 23/09/2019 à 15h27

Rubrique Judaïsme

Pessah du 19 au 27 avril 2019

Jour par jour, heure par heure, votre agenda de Pessah qui vous permettra de ne rien oublier avec, en prime, quelques notions et explications des principaux symboles de Pessah. Ainsi que nous le précisent nos sages : « Comme on prépare sa fête, on la vit ». Alors mettons toutes les chances de notre côté pour que rien ne nous échappe afin que Pessah soit réellement la commémoration de notre liberté, dans tous les sens du terme.

Avant le Vendredi 19 Avril : Vente du ‘Hametz


n Il nous ait interdit, durant la fête de Pessah, de posséder ou de tirer profit du ‘Hametz. L’idéal, comme le pratiquait d’ailleurs nos grands-parents, étant de s’organiser afin de consommer tout son ‘Hametz avant la fête. Mais nos sociétés de consommation nous poussant à avoir chez soi toujours plus qu’il n’en faut, s’il nous en reste encore des quantités importantes, nous devons obligatoirement vendre ce ‘Hametz à un non-juif avant Pessah. 

   Les règles juridiques concernant cette opération sont nombreuses. Aussi, il est prudent de ne charger qu’un rabbin compétent de son exécution. Il convient de préciser que la vente du ‘Hametz n’implique pas le transport des aliments ou des objets vendus chez l’acheteur ou le rabbin. Il suffit qu’ils soient entreposés chez soi dans une pièce ou un meuble fermés que l’on n’ouvrira pas de tout Pessah. En effet, cet endroit est, par la transaction du rabbin, vendu  au non-juif et ce dernier possède le ‘Hametz même si celui-ci est chez soi. 

   Après la fin de Pessah, on pourra le réutiliser sans autre cérémonie. Rappelons que cette vente est une véritable transaction répondant à des clauses bien précises. Depuis des années nous publions l’acte de vente dont la procédure est assurée par le chef spirituel de la communauté loubavitch. Le Beth-Din de Paris assure également ce service. Cette vente doit s’effectuer au plus tard vendredi 19 avril au soir en déposant ou en faxant votre acte au Beth Loubavitch (voir acte de vente du ‘Hametz ci-joint). Vous pouvez également procéder par Internet www.loubavitch.fr ou www.consistoire.org. Pour ce  dernier, l’heure limite est de 12h.

   Attention : si du ‘Hametz est conservé chez soi sans avoir procédé à cette vente, il sera interdit de le consommer ou d’en tirer profit même après Pessah.


Jeudi 18 Avril : Recherche du ‘Hamets


La recherche du ‘Hametz a lieu la nuit qui précède Pessah (jeudi 18 avril à partir de 21h28), c’est-à-dire dès l’apparition de 3 étoiles. Les plus zélés ont l’habitude de procéder au plus tôt, autrement dit, dès la nuit tombée. Il convient de ne pratiquer aucun travail une demi-heure avant cette recherche. Il est de coutume de placer dans différents endroits de la maison dix morceaux de ‘Hametz enveloppés dans du papier, que l’on recherchera à l’aide d’une bougie. Avant de commencer, on récitera la bénédiction suivante : Barou’h Ata Ado-naï  Elo-Hénou Mélè’h Haolam Acher  Kidéchanou Bemitsvotav Vétsivanou Al Biour ‘Hamets. A partir de ce moment-là, et jusqu’à la fin de cette recherche, il sera interdit de parler, sauf si le propos est directement lié à cette procédure. Il faut savoir que le maître de maison peut déléguer ses pouvoirs à un tiers, notamment à sa femme. Si la demeure est importante, le père et les enfants peuvent procéder à la bédikat simultanément, et ce chacun à un étage différent. Celui qui est empêché de mener à bien cette tâche de nuit peut se rattraper le lendemain matin. Mais il ne s’agit là que d’une procédure d’exception. Malgré la lumière du jour, la bougie reste, là encore, de mise. 

 Après avoir terminé, on range ce ‘Hametz dans un sac et l’on prononce la formule de bitoul (d’annulation), afin de déclarer nul et sans valeur le ‘Hametz en sa possession. Cette formule est rédigée en araméen (voir haggada), néanmoins, il est conseillé de la prononcer en français afin d’en saisir toute la portée : «Que tout ‘Hametz, qui se trouve en ma possession, que je n’ai pas vu ou que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, soit considéré comme inexistant et sans valeur, comme la poussière de la terre». 

Cette recherche doit également s’effectuer dans tous les lieux dont nous sommes propriétaires : voiture, local ou boutique, etc.

Si l’on trouve du ‘Hametz chez soi pendant Pessah, on a l’obligation de le faire disparaître. A yom tov ou chabbat, on le recouvrira pour le brûler à l’issue de la fête ou du chabbat.



Vendredi 19 Avril : Veille de Pessa’h


Le premier-né mâle de chaque famille doit jeûner la veille de Pessa’h. S’il participe à une séoudat mitsva comme par exemple, un sioum guémara, la fin de l’étude d’un traité talmudique,  il en sera dispensé. Ce sioum a lieu généralement à la synagogue (adressez-vous au rabbin de votre communauté pour en savoir l’heure exacte). Cette année le jeûne aura lieu le vendredi 19 avril de 5h07 à 21h29.


Destruction du ‘Hametz

Les 10 morceaux de la recherche de ‘Hametz, ainsi que tous les restes de pain du repas de la veille, seront détruits ou brûlés vendredi 19 avril avant 12h30. On récitera la formule d’annulation suivante : «Que tout ‘Hametz qui est en ma possession, que je l’ai vu ou non, que je l’ai considéré ou non, que je l’ai détruit ou non, soit considéré comme inexistant et sans valeur, comme la poussière de la terre». A défaut de le brûler, il est possible de l’émietter au vent ou de le disperser à la mer ou dans un fleuve. Si rien de tout cela n’est faisable, à la limite, on pourra le déposer dans une poubelle publique. A noter que l’on pourra consommer du ‘Hametz jusqu’à 11h30.


Premier Seder après 21h29


Il nous ait interdit, durant la fête de Pessah, de posséder ou de tirer profit du ‘Hametz. L’idéal, comme le pratiquait d’ailleurs nos grands-parents, étant de s’organiser afin de consommer tout son ‘Hametz avant la fête. Mais nos sociétés de consommation nous poussant à avoir chez soi toujours plus qu’il n’en faut, s’il nous en reste encore des quantités importantes, nous devons obligatoirement vendre ce ‘Hametz à un non-juif avant Pessah. 

Les règles juridiques concernant cette opération sont nombreuses. Aussi, il est prudent de ne charger qu’un rabbin compétent de son exécution. Il convient de préciser que la vente du ‘Hametz n’implique pas le transport des aliments ou des objets vendus chez l’acheteur ou le rabbin. Il suffit qu’ils soient entreposés chez soi dans une pièce ou un meuble fermés que l’on n’ouvrira pas de tout Pessah. En effet, cet endroit est, par la transaction du rabbin, vendu  au non-juif et ce dernier possède le ‘Hametz même si celui-ci est chez soi. 

Après la fin de Pessah, on pourra le réutiliser sans autre cérémonie. Rappelons que cette vente est une véritable transaction répondant à des clauses bien précises. Depuis des années nous publions l’acte de vente dont la procédure est assurée par le chef spirituel de la communauté loubavitch. Le Beth-Din de Paris assure également ce service. Cette vente doit s’effectuer au plus tard vendredi 19 avril au soir en déposant ou en faxant votre acte au Beth Loubavitch (voir acte de vente du ‘Hametz ci-joint). Vous pouvez également procéder par Internet www.loubavitch.fr ou www.consistoire.org. Pour ce  dernier, l’heure limite est de 12h.

Attention : si du ‘Hametz est conservé chez soi sans avoir procédé à cette vente, il sera interdit de le consommer ou d’en tirer profit même après Pessah. 


La recherche du ‘Hametz a lieu la nuit qui précède Pessah (jeudi 18 avril à partir de 21h28), c’est-à-dire dès l’apparition de 3 étoiles. Les plus zélés ont l’habitude de procéder au plus tôt, autrement dit, dès la nuit tombée. Il convient de ne pratiquer aucun travail une demi-heure avant cette recherche. Il est de coutume de placer dans différents endroits de la maison dix morceaux de ‘Hametz enveloppés dans du papier, que l’on recherchera à l’aide d’une bougie. Avant de commencer, on récitera la bénédiction suivante : Barou’h Ata Ado-naï  Elo-Hénou Mélè’h Haolam Acher  Kidéchanou Bemitsvotav Vétsivanou Al Biour ‘Hamets. A partir de ce moment-là, et jusqu’à la fin de cette recherche, il sera interdit de parler, sauf si le propos est directement lié à cette procédure. Il faut savoir que le maître de maison peut déléguer ses pouvoirs à un tiers, notamment à sa femme. Si la demeure est importante, le père et les enfants peuvent procéder à la bédikat simultanément, et ce chacun à un étage différent. Celui qui est empêché de mener à bien cette tâche de nuit peut se rattraper le lendemain matin. Mais il ne s’agit là que d’une procédure d’exception. Malgré la lumière du jour, la bougie reste, là encore, de mise. 

Après avoir terminé, on range ce ‘Hametz dans un sac et l’on prononce la formule de bitoul (d’annulation), afin de déclarer nul et sans valeur le ‘Hametz en sa possession. Cette formule est rédigée en araméen (voir haggada), néanmoins, il est conseillé de la prononcer en français afin d’en saisir toute la portée : «Que tout ‘Hametz, qui se trouve en ma possession, que je n’ai pas vu ou que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, soit considéré comme inexistant et sans valeur, comme la poussière de la terre». 

 Cette recherche doit également s’effectuer dans tous les lieux dont nous sommes propriétaires : voiture, local ou boutique, etc.

Si l’on trouve du ‘Hametz chez soi pendant Pessah, on a l’obligation de le faire disparaître. A yom tov ou chabbat, on le recouvrira pour le brûler à l’issue de la fête ou du chabbat.



Le premier-né mâle de chaque famille doit jeûner la veille de Pessa’h. S’il participe à une séoudat mitsva comme par exemple, un sioum guémara, la fin de l’étude d’un traité talmudique,  il en sera dispensé. Ce sioum a lieu généralement à la synagogue (adressez-vous au rabbin de votre communauté pour en savoir l’heure exacte). Cette année le jeûne aura lieu le vendredi 19 avril de 5h07 à 21h29.

Les 10 morceaux de la recherche de ‘Hametz, ainsi que tous les restes de pain du repas de la veille, seront détruits ou brûlés vendredi 19 avril avant 12h30. On récitera la formule d’annulation suivante : «Que tout ‘Hametz qui est en ma possession, que je l’ai vu ou non, que je l’ai considéré ou non, que je l’ai détruit ou non, soit considéré comme inexistant et sans valeur, comme la poussière de la terre». A défaut de le brûler, il est possible de l’émietter au vent ou de le disperser à la mer ou dans un fleuve. Si rien de tout cela n’est faisable, à la limite, on pourra le déposer dans une poubelle publique. A noter que l’on pourra consommer du ‘Hametz jusqu’à 11h30.

Ordre du déroulement du cérémonial de Pessah


Kadech : La cérémonie du Séder débute par la récitation du kiddouch dans lequel on devra mentionner le temps du chabbath. Il commencera donc par les mots « Yom hachichi » sur un verre de vin ou de jus de raisin cacher, bien entendu. C’est la première des quatre coupes que nous devons boire obligatoirement accoudé du côté gauche (sur un coussin ou le dossier d’une chaise). Les quatre verres de vin du séder correspondent aux quatre étapes de la libération : «Je vous sortirai»,  «Je vous sauverai», «Je vous libérerai», «Je vous prendrai». Chaque coupe doit avoir au minimum 8,6 centilitres et être bue dans sa presque totalité.


Ourh’ats : Se laver les mains, comme pour un repas normal, mais sans bénédiction.

 

Karpass : Trempez un petit morceau de céleri (ou persil, radis, oignon, pomme de terre ou tout autre légume vert non amer) dans l’eau salée. Avant de le manger récitez la bénédiction sur les légumes. (Voir dans hagada). Instauré principalement pour attirer l’attention des enfants qui poseront une question au sujet du trempage du Karpass dans l’eau salée. On prendra soin d’en manger moins de 30 g.


Ya’hats : Cassez la matsa du milieu et mettez de côté la plus grande moitié pour servir d’afikomen. Remettez le plus petit morceau entre les deux autres matsot.  


Maguid : Commencez le récit de la hagada. On remplit le deuxième verre avant «Ma Nichtana».


Ro’h’tsa : Lavage des mains. Après avoir terminé la première partie de la haggada en buvant accoudé le second verre de vin (au minimum 8,6 centilitres et dans sa presque totalité), on se lave les mains pour le repas avec cette fois-ci la bénédiction «Al nétilat yadaïm».


Motsi Matsa : On prend les trois matsot, on dit la bénédiction «Hamotsi leh’em min haarets». On laisse retomber la matsa du dessous et en tenant la matsa entière du dessus et celle du milieu, cassée, on dit la bénédiction    «Al A'hilat Matsa». On casse la quantité d’un kazait de chacune et on mange les deux morceaux ensemble. Il est impératif de consommer minimum 30 g. accoudé.


Maror : Herbes amères (raifort ou laitue) que l’on trempe dans le harosset. Réciter la bénédiction «A’hilat Maror». Les herbes amères se trouvant sur le plateau du séder symbolisent l’amertume de l’esclavage d’Egypte. Pour accomplir cette mitsva, nous devons en consommer 30 g. minimum sans s’accouder. 


Quant au ‘Harosseth, c’est une pâte composée de noix, d’amandes, de figues, de grenades, de dattes, d’épices et de pommes représentant le mortier avec lequel nos ancêtres devaient fabriquer les briques pour la construction des villes fortifiées de Pharaon. Dans le commerce, le ‘Harosseth est généralement présenté sous forme de boule compacte. Il faudra le pétrir en le mélangeant à du vin rouge en souvenir de la plaie du sang. Cette pâte épaisse sera posée sur le plateau du séder.


Koreh’ : Cassez en deux morceaux la matsa du dessous, mettre entre elles des herbes amères trempées dans le harosset et prononcer la «Ken assa Hillel».  (Voir hagada). Pour être dans les normes, il est impératif de consommer accoudé ce « sandwich ». Il faudra pas moins de 30g. de matsa et 30g. d’herbes pour s’acquitter. Bon appétit.


Choulh’an ore’h : On mange le repas.


Tsafoun : Consommation de l’Afikomen. D’origine grecque, signifiant fin d’un banquet. Rappelez-vous, c’est la moitié de la seconde matsa du plat du séder que l’on a caché sous la nappe avant la lecture de la hagada. Ceci afin d’éveiller la curiosité des enfants présents, mais également pour ne pas la consommer par mégarde. A la fin du repas, on devra en manger 30 g. minimum et accoudé. Toute consommation de nourriture sera interdite après, à l’exception des deux derniers verres de vin, afin de conserver la saveur de la matsa durant le reste de la nuit. L’afikomen symbolise à la fois l’agneau pascal, et la matsa qui l’accompagnait. Si après le birkat hamazon, on se souvient d’avoir oublié de consommer l’afikomen, il sera nécessaire de refaire une deuxième fois nétilat avec une bénédiction, manger le volume de 30 g d’afikomen, refaire birkat hamazon sans boire de vin. Le premier soir l’Afikomen doit être consommée avant 1h53, le 2ème soir : sans limite.


Bare’h : On remplit le troisième verre et après avoir dit le birkat hamazon, on fait la bénédiction du vin (boré péri hagéfène), on boit le troisième verre accoudé, au minimum 8,6 centilitres et dans sa presque totalité.


Hallel : On remplit le quatrième verre et après avoir dit «Chefoh’ h’amate’ha»,  la porte ouverte (voir hagada) on récite le Hallel et la suite. On fait la bénédiction (boré péri hagéfène) sur le quatrième verre (toujours 8,6 centilitres), on le boit accoudé, et l’on fait la bénédiction finale sur le vin.


Nirtsa : Si vous avez accompli la cérémonie du séder dans les normes et consommé les quantités minimum, vous pouvez être certain qu’il a été accepté par D’. Dites alors «Lechana habaa Birouchalaïm» (l’année prochaine à Jérusalem). 


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