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16 Juin 2019 | 13, Sivan 5779 | Mise à jour le 13/06/2019 à 16h38

Rubrique Communauté

Rabbin Ariel Gay : « L’avenir de la communauté parisienne se joue à l’Ouest »

(DR)

Le directeur des Institutions Alef rappelle ce que représente cette structure fondée par son beau-père, le grand rabbin Joseph Sitrukzl et explique l’importance des travaux qui vont y avoir lieu.

Actualité juive: Qu’est-ce que le Centre Alef ? 

Ariel Gay : En 1996, le rav Sitruk avait fondé ce centre pour répondre à une forte demande de la part de ses étudiants qui souhaitaient apprendre la Torah à partir des Textes. Il a voulu créer un centre qui serait à la fois convivial, ouvert à tous, tout en étant extrêmement exigeant sur le niveau d’enseignement dispensé. Percevant déjà que l’avenir de la communauté juive parisienne se jouerait à l’Ouest de la capitale, c’est à Neuilly qu’il a souhaité établir ce qui est devenu une institution. Deux ans plus tard, une école a ouvert. Elle compte cinq cents élèves aujourd’hui, du jardin d’enfants à la fin du collège. Sous contrat avec l’État, elle a pour vocation d’assurer un bon niveau d’enseignement en Kodech comme dans les matières profanes. 

   Le Centre Alef, c’est aussi aujourd’hui 180 heures de cours par mois assurés par une quinzaine de rabbanim et rabbaniot. Un Beth-Hamidrach qui assure plusieurs offices quotidiens, des Kollelim qui y étudient et qui y enseignent à des personnes souhaitant parfaire leurs connaissances en Guémara. Un bureau de Dayanout, placé sous la responsabilité du rav Haouzi. Un Talmud-Torah dédié aux enfants scolarisés dans des écoles non-juives. Un mikvé, des cours pour femmes organisés sous la houlette de Madame Danièle Sitruk ainsi qu’un séminaire pour jeunes filles. Enfin, ce sont de nombreuses activités, tels des séminaires, des séjours de vacances et des week-ends de rencontre pour célibataires.


A.J.: En quoi consisteront les prochains travaux ?

A.G. : Il va s’agir de démolir les trois bâtiments adjacents que nous avons acquis au fur et à mesure à Neuilly pour en construire un unique qui répondra à nos besoins. L’école pourra ainsi accueillir plus et bénéficier de meilleures infrastructures, (gymnase, CDI, réfectoire plus spacieux). Nous y construirons aussi une salle de fêtes polyvalente et un véritable Ezrat Nachim, ce lieu réservé aux femmes à la synagogue. 


« Une très grande envie d’apprendre »


A.J.: Quid de leur financement ? 

A.G. :  Une partie devrait être assurée par la vente des appartements dont notre projet prévoit la construction. Une autre partie sera apportée par la Fondation Safra. Nous lançons aussi un appel aux dons de toute la communauté pour permettre à ce grand projet communautaire d’aboutir. 


A.J.: Construire de tels projets, c’est croire en l’avenir des Juifs en France ? 

A.G. : Tout en encourageant les Alyot, le rav Sitruk a toujours dit qu’il fallait construire en France comme si l’on devait encore rester ici des centaines d’années car la demande est là, urgente, aujourd’hui. C’est bien le cas en ce qui nous concerne puisqu’il fallait mettre notre école aux normes de sécurité et répondre aux demandes, croissantes, de la communauté de l’Ouest parisien. 


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