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27 Mai 2019 | 22, Iyyar 5779 | Mise à jour le 22/05/2019 à 18h15

Rubrique Culture/Télé

Roni Alter : « Une artiste au groove et mots intègres »

Arrivée il y a sept ans à Paris la chanteuse, née d’une famille d’artistes reconnus, musicienne et compositrice, dont la carrière n’est plus à faire en Israël, enchaîne en France les succès. Après quelques EP chez Warner France elle fait des scènes prestigieuses comme la Seine musicale, la Gaîté lyrique et est sélectionnée aux Victoires de la musique … Aujourd’hui elle sort « Be her child again »* et le présente le 16 mai au Café de la Danse. Un album accompagné d’un livret sobre, de onze mélodies tendres où elle se raconte dans un anglais très « claire », même lorsqu’elle évoque des violences sexuelles de son enfance. Actualité Juive : Vous composez vos chansons en anglais, une langue peu pratiquée par les Français. Alors qu’est-ce qui vous a fait choisir la France pour développer votre carrière? Roni Alter : Je suis venue à Paris avec mon mari, photographe de mode et ma chienne Maya. On est arrivé il y a 7 ans et initialement c’était pour que j’écrive mon nouvel album. L’intention n’était pas de rester. Au fur et à mesure on a repoussé plusieurs fois notre départ et finalement on a décidé de rester. C’était d’autant plus intéressant que le lien avec Warner s’était bien établi.

Actualité Juive: Vous venez de jouer au Printemps de Bourges après avoir été sélectionnée aux Victoires de la musique pour le prix « Album révélation de l‘année ». Les choses vont vite pour vous.

R.A. : Ca n’a pas été aussi rapide que cela et pendant sept ans j’ai travaillé très dure. Je ne connaissais personne ici alors qu’en Israël j’avais déjà une carrière. Au début j’écrivais dans mon petit studio, j’ai donné des cours d‘hébreu pendant près de trois ans. Je ne pouvais pas pratiquer la musique même si j’ai joué partout comme à Bordeaux, Toulouse ou Nice. Mais oui je suis contente de la manière dont cela se passe. 

A.J.: Vous avez proposé à votre mère de chanter en hébreu «  Panas boded » de Sasha Argov dont le titre sur l’album est « Fragment of lullaby ». C’est donc que la communication avec elle est rétablie ?

R.A. : Les relations avec ma mère ont toujours été compliquées tout en conservant nos échanges. Avant je travaillais beaucoup avec mon père. Mais cette fois j’avais  envie de le faire avec elle dès le début. Elle l’a enregistré a cappella, je l’ai présenté à mon producteur français qui l’a ré-harmonisé. J’ai choisi cette berceuse qu’elle me chantait avant de me coucher.

A.J.: Avec quelle formation serez vous le 16 mai au Café de la Danse, y aura-t-il aussi des surprises ?

R.A. :  Oui (dans un éclat de rire) il y aura une surprise mais je ne peux pas en dire plus. J’ai une formule en trio mais pour ce concert on va jouer avec la formation complète. 

« Be her child again » Warner : 16 mai Café de la Danse - 5 Passage Louis-Philippe, 75011 Paris

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