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17 Octobre 2019 | 18, Tishri 5780 | Mise à jour le 10/10/2019 à 17h12

Rubrique Communauté

L’hommage au Juste Pierre Delbos

aymonde Kalma et René Delbos jeudi dernier à la mairie de Boulogne (DR)

Une belle et émouvante cérémonie a célébré jeudi dernier dans les salons de la mairie de Boulogne-Billancourt, l’action héroïque de Pierre Delbos qui, dans sa ferme du Cantal, a caché de 1942 à 1944 quatre membres d’une même famille : Léa Balmagie, Raymonde Kalma, Maurice Konski et Eta Konski.

Elevé au rang de « Juste parmi les nations » à titre posthume grâce aux efforts de Laurence Scebat, la fille de Raymonde qui avait trois ans à l’époque (toutes deux habitent à Boulogne aujourd’hui), Pierre Delbos a incarné « la générosité humaine derrière les ténèbres de l’horreur et de l’infamie. Dans la nuit noire de la conscience du monde et au mépris de tous les dangers, des milliers d’individus comme lui ont fait le choix du Bien en cachant et en sauvant d’innombrables juifs », a dit le maire de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet.

Organisée par le comité français pour Yad Vashem représenté par Michèle Habif et Viviane Saül, la cérémonie a rappelé, sous les regards émus de Raymonde Kalma et René Delbos, le neveu de Pierre Delbos, les étapes d’un sauvetage qui ne disait pas son nom tant il fut l’évidence pour Pierre Delbos qui ouvrit sa porte avec sang-froid, discrétion et humanité. L’homme a accueilli en 1942, dans son hameau de Niac (Auvergne) la petite Raymonde et sa tante Léa Konski, 16 ans, arrivées là par un passeur. 


Des lumières dans la nuit


Pierre Delbos a gardées chaleureusement les petites, rejointes par la grand-mère maternelle de Raymonde, Etta Konski, et son fils, l’oncle Maurice Konski. « Pierre Delbos a tout fait pour rendre la vie le plus agréable possible pour ces quatre personnes. Il leur avait laissé son lit et était allé dormir dans la grange », a raconté le comité français. En 1945, Ruchla Apfelbaum qui avait fait passer Raymonde en 1942, est venue chercher sa fille. Au Parisien, René Delbos a confié que son oncle « n’avait pas grand-chose, quatre vaches et un cochon. Il s’est débrouillé, il a été très généreux… ». 


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