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23 Septembre 2019 | 23, Elul 5779 | Mise à jour le 23/09/2019 à 15h27

Rubrique Israël

Relations bilatérales : Et maintenant, les solidarités

Le partage de bonnes pratiques sociales est d’actualité. (DR)

Le domaine des solidarités en particulier le handicap, le grand âge et l’éducation, fait désormais - et depuis peu - l’objet d’échanges de bonnes pratiques entre professionnels français et israéliens, chacun partageant ses expériences et ses enjeux pour reproduire des modèles et construire des solutions collaboratives.

Fin mars, l’association APF France Handicap et la Fondation France-Israël organisaient au Sénat le symposium « Regards croisés français et israélien sur les personnes en situation de handicap » en présence du député Elie Elalouf, président de la commission des Affaires sociales de la Knesset et Sophie Cluzel, ministre française chargée des personnes handicapées. 

Cette semaine à l’Assemblée nationale, des professionnels de l’action sociale et des responsables d’ONG français et israéliens se sont rencontrés pour un colloque sur les innovations sociales en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap au  travail, d’employabilité et de maintien à domicile des personnes âgées et d’intégration des minorités dans le monde éducatif.  

Cette rencontre initiée par l’Ambassade d’Israël en France, Israel Social Export, le groupe SOS et le groupe parlementaire France-Israël, s’est poursuivie par des ateliers de travail ciblés où par groupe d’affinités, on a cherché des idées, exploré des solutions et écouté des retours d’expérience. Les sociétés françaises et israéliennes ont beaucoup à partager en matière d’innovations sociales appliquées aux solidarités mais elles n’emploient pas toujours le même logiciel pour des raisons liées à l’histoire et à leurs cultures respectives.  

Là où elles se retrouvent, c’est dans leur volonté de croire que « ces modèles innovants et peut-être aussi l’intégration du high tech dans le domaine du social solidarity contribueront à créer une société plus humaine, plus efficace et plus juste », explique Delphine Gamburg, ministre conseiller et directrice des relations publiques près l’ambassade d’Israël en France. Les deux sociétés s’observent, cherchent à apprendre et comprendre. Exemple avec le grand âge, un défi en Israël où 11% de la population est âgée de plus de 65 ans avec une croissance prévue de 77% d’ici 2035. En Israël, 98% des personnes âgées habitent chez elles et pas dans une institution. Et 19% sont encore (avec entrain) actives sur le marché du travail. 

« Le fait qu’autant de personnes âgées parfois dépendantes soient maintenues à domicile et travaillent, intéresse beaucoup les Français. Car autour de ce maintien à domicile s’est constitué un environnement solidaire de proximité avec des programmes comme Vehadarta, qui était au colloque mercredi. Ce réseau, ces associations, ces projets autour du cercle familial suscitent l’intérêt des Français confrontés eux-aussi à l’enjeu du vieillissement », ajoute Delphine Gamburg. 

Idem dans le domaine de l’éducation. Pour lutter contre l’échec scolaire, l’Etat d’Israël a investi des sommes importantes d’abord dans des initiatives locales de quartiers et en s’appuyant sur des programmes comme Aluma, il a systématisé une politique publique qui place son modèle éducatif au-dessus de la moyenne de l’OCDE en matière d’innovation. Aluma utilise notamment un dispositif de surveillance et de mesure indiquant les étudiants risquant de décrocher en créant des plans d’intervention personnalisés dont les résultats sont probants : Aluma a réduit de 50% le taux d’abandon des jeunes en études supérieures. 

Derrière ces projets, c’est une vision de la société qui se dessine et plus encore une organisation. L’activité non marchande à but non lucratif emploie aujourd’hui 14% des employés israéliens, soit 500 000 personnes et quasiment autant de bénévoles. « C’est énorme à l’échelle de la population du pays », conclut Delphine Gamburg. 


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