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17 Septembre 2019 | 17, Elul 5779 | Mise à jour le 16/09/2019 à 13h07

Rubrique Israël

Sommet tripartite : Israël, trait d'union entre les USA et la Russie

(De G. à D.) Meïr Ben Shabbat, John Bolton, Binyamin Netanyahou et Nicolaï Patrouchev. (Flash90.)

Les conseillers à la sécurité nationale des trois pays devaient s'entretenir de la Syrie et c'est le rôle global de l'Iran, qui a accaparé l'essentiel des discussions. Mais ce premier sommet du genre reste d'abord un succès diplomatique pour Israël.

La façade d'un grand hôtel de Jérusalem pavoisée des drapeaux israélien, américain et russe, n'est pas une scène ordinaire. Le 25 juin, c'est pourtant la capitale israélienne qui s'est muée pour quelques heures en centre du monde stratégique. C'est le chef du gouvernement et ministre de la Défense Binyamin Netanyahou qui a conduit ce sommet inédit entre son conseiller à la Sécurité Nationale Meir Ben Shabbat et ses homologues russe, Nicolaï Patrouchev et américain, John Bolton. 

La rencontre, qui intervenait en pleine crise entre les Etats-Unis et l'Iran a confirmé que Washington et Moscou sont toujours en désaccord sur la question de la responsabilité iranienne. Quand John Bolton affirmait que les sanctions et « d'autres mesures » feraient revenir les Iraniens à la table des négociations, Nicolaï Patrouchev mettait en doute la version américaine sur l'attaque de son drone le 20 juin au-dessus de la mer d'Oman et affirmait que l'Iran n'était « pas une menace pour le monde ».


Le centre du monde stratégique

Cela dit, Binyamin Netanyahou peut considérer ce sommet comme globalement positif. Tous les participants ont approuvé le même objectif : « Le retrait de toutes les forces étrangères entrées en Syrie depuis 2011 », a assuré le Premier ministre israélien, même si l'émissaire russe a qualifié « d'indésirables » les frappes de Tsahal en Syrie. Washington compte sur Moscou pour réfréner son allié iranien et profiter du réchauffement russo-israélien pour faire passer son message. La Russie de son côté, espère une rentrée en grâce de Bachar al Assad comme chef de la Syrie. Israël tentera de tirer son épingle du jeu entre les deux superpuissances. 


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