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18 Juillet 2019 | 15, Tammuz 5779 | Mise à jour le 17/07/2019 à 18h17

Rubrique Judaïsme

Chela’h-Lekha : « Ki Rabim Halalim Hipila » car il a commis des multiples meurtres dit le verset

Qui est ce serial killer ? Et les maîtres du Talmud de répondre qu’il s’agit de celui qui a décidé d’enseigner alors qu’il ne sait pas le faire ! Il ne s’agit point de celui qui n’a pas de connaissance car que peut-il enseigner s’il ne connaît pas ! Il s’agit de celui qui tout en ayant des connaissances ne sait point les transmettre et génère de la distance par rapport au savoir. Ce terrible enseignement nous amène à réfléchir sur la responsabilité de celui qui doit transmettre et qui le fait mal et par extension à la responsabilité des parents dans ce domaine.

La personnalité de l’enseignant et sa manière d’être sont autant d’éléments déterminants dans la relation que l’enfant aura vis-à-vis de ce qu’ils lui apprennent. Essentiellement dans la transmission de la Torah la vigilance dans le comportement à avoir vis-à-vis des élèves est capitale.

Une moquerie, une punition injustifiée, un manque d’écoute, une injustice et voici la blessure dans le cœur de l’enfant qui aura du mal à cicatriser rapidement.

Les conséquences peuvent êtres bénignes mais bien plus graves parfois. Ce sont des dizaines d’enfants qui risquent de quitter le giron de la Torah et de tout ce qui en approche car ceux qui étaient censées là leur faire aimer ont eu l’effet inverse

Un « mauvais » enseignant peut en effet détruire des générations d’élèves surtout si ceux-ci sont des jeunes enfants sensibles et fragiles. Au niveau des parents le principe reste le même.

La vigilance est de mise et il serait bon de prendre le temps de réfléchir à quel type d’adultes sommes-nous quand nous nous confrontons aux enfants.

Quelle place occupent la colère et la nervosité dans notre quotidien, les mots gentils et les compliments font ils partie de notre langage en permanence, la réflexion avant la (ré)action fait-elle partie de nos principes de vie ?

Cherchons-nous à dominer et à nous sentir des chefs ou voulons-nous juste assumer au mieux nos responsabilités ?

Notre génération vénère de plus en plus la réussite  quantifiée et définie par des notes et autres diplômes. Elle ne nous apprend pas que l’enfant à une âme et plus encore que celle-ci a besoin d’être nourrie de belle manière.

Notre génération a donné aux multiples psys la possibilité d’aider à réparer ce qui n’aurait pas dû être cassé. La promotion des techniques pour obtenir des résultats est bien faite et bien reçue, mais où en est-on de celle qui promeut la construction de l’adulte parent et enseignant afin de faire au mieux son « travail »

Nos sages nous enseignent « Derekh Eretz Kadma LaTorah » ce qui veut dire « un comportement humain correct est le préambule à la Torah », On ne peut envisager la transmission de ce qui va être au cœur de notre existence si un travail n'est point fait en amont dans l'univers des Midot, des traits de caractère. Les enfants vont avoir suffisamment de mal à apprendre tout ce qu'on leur transmet pour ne pas être en plus obligés de supporter et de gérer un enseignant sans pédagogie et avec des défauts, Nul n'est parfait, c'est évident, mais il est demandé à ceux qui ont la responsabilité d’élever les futures adultes de demain à faire preuve d'une démarche de travail sur eux-mêmes et leurs comportements afin de ne point handicaper la possibilité d’accéder au savoir épanouissant de la Torah.


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