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14 Novembre 2019 | 16, Heshvan 5780 | Mise à jour le 13/11/2019 à 17h43

Rubrique Monde juif

Italie : Résurgence du passé

Inscription en hébreu retrouvée au pied d’un escalier à Syracuse (DR)

Alors qu’une ancienne inscription vient d’être découverte dans un bain rituel sicilien, une kétoubah datant de 1702 et retrouvée par hasard à Florence apporte des informations sur une pratique (inédite) liée au mariage.

C’est au pied d’un long escalier en spirale qu’une inscription en hébreu vient d’être retrouvée, à Syracuse, dans un bain rituel datant du Moyen Age situé sous l’église de l’apôtre Saint Philippe. Celle ci se trouve dans l’île d’Ortigia où vivaient les juifs, dans leur « giudeca », avant leur expulsion en1492, expulsion décidée par les souverains espagnols qui régnaient sur la Sicile.

En fait, la présence de ce mikvé, creusé à quatorze mètres sous le sol (soit près de la nappe phréatique) est connue depuis 1977; et c’est seulement l’inscription qui a été trouvée récemment. « Cette découverte constitue une preuve irréfutable que la structure sous l’église a été construite pour être un bain rituel avant l’expulsion de 1492 »,  a souligné Yonatan Adler, un spécialiste d’archéologie de l’université d’Ariel.

Plus précisément, ladite inscription est constituée de six lettres hébraïques qui forme le nom d’Asher Hefetz. Or, l’on sait que ce pseudonyme, dont la version italienne est « Bonavoglia », était celui d’une importante famille juive sicilienne. Rappelons, en passant, qu’au Moyen Age, les juifs représentaient quasiment le tiers de la population de Syracuse.

Cap au nord, à Florence plus précisément, où une magnifique ketouba (contrat de mariage juif) a été retrouvée, par hasard, dans les archives d’une organisation juive locale. Or, outre des enluminures et autres décorations, cette ketouba possède un élément inédit puisqu’elle a été rédigée, en 1702, la veille de Pessah.  

« Depuis quelques années, je fais des recherches sur le fait que des communautés à Rome célébraient un grand nombre de mariages et autres festivités la veille de Pessah, explique le Grand Rabbin de la ville éternelle, Shmuel di Segni. Je pensais que ce phénomène était romain; mais maintenant je constate que des mariages de ce type étaient aussi célébrés à Florence et Urbino ».

Cette pratique, selon le même, s’explique tout d’abord par le fait qu’il s’agit là du dernier jour avant le début de l’Omer, une période où il est interdit de célébrer des unions. Une autre raison de cette coutume serait la pauvreté qui aurait poussé beaucoup à se marier à cette date, et le soir qui plus est, afin d’utiliser le hamets en leur possession avant d’avoir à le brûler le lendemain matin, juste avant la fête. 


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