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16 Octobre 2019 | 17, Tishri 5780 | Mise à jour le 10/10/2019 à 17h12

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Rencontres Stratégiques d’Elnet : montrer la voie de la paix

Aurore Bergé entourée du Cheikh Nasr Al Tamimi et de Yossi Dagan. (DR)

L’organisation internationale qui œuvre contre la délégitimisation d’Israël a organisé, les 28 et 29 mai, des rencontres entre parlementaires et représentants du Conseil régional de Samarie. Récit

roactive dans le dialogue stratégique entre la France et Israël, Elnet organise régulièrement des rencontres entre décideurs des deux rives pour permettre un rapprochement au-delà des clichés. Pour Arié Bensemhoun, directeur de Elnet-France, ce débat pour une meilleure compréhension d’Israël va de pair avec la lutte contre les nouvelles formes d’antisémitisme qui se manifestent en Europe. « La haine d’Israël, c’est la haine des Juifs en pire, rappelle-t-il. Et si les ennemis d’Israël ont failli, s’ils ont perdu la bataille économique et la bataille de l’influence vu qu’Israël n’a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui, ils risquent d’en enrager que davantage », poursuit-il. D’où, ce travail, obligatoire et inlassable, visant à démontrer que tous ceux qui appellent au boycott d’Israël ne recherchent absolument pas le bonheur ou le bien-être des Palestiniens 

La délégation qui s’est rendue à l’Assemblée nationale et au Sénat, les 28 et 29 mai dernier était constituée de membres du Conseil régional de Samarie et de représentants de la société civile. Parmi eux, figuraient notamment Yossi Dagan, le président du Conseil, le Cheikh Nasr Al Tamimi, coordinateur juridique entre Israël et les territoires palestiniens, le journaliste Ben-Dror Yemini spécialiste des questions de boycott ainsi que Yaël Shevach, veuve du rabbin Raziel Shevach qui avait été assassiné alors qu’il circulait sur une route à proximité de son domicile. Autant de figures emblématiques, capables de faire entendre une autre voix, plus juste et plus près des réalités. 

Face à eux, à l’Assemblée nationale, plusieurs députés réputés pour leur amitié à l’égard d’Israël. Outre Meyer Habib, Claude Goasgen, Sylvain Maillard étaient aussi présent le député du Vaucluse Adrien Morenas ainsi que la nouvelle présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Israël, Aurore Bergé. D’autres rencontres, avec des décideurs, avocats et journalistes étaient organisées dans le cadre d’une soirée au cercle de l’union interallié. Le lendemain, c’est devant des Sénateurs que cette délégation s’est exprimée. Là, les questions du financement du terrorisme par l’Autorité palestinienne et des subventions européennes accordées à l’AP ont aussi été clairement évoquées.

Une rencontre avec le maire de Nice Christian Estrosi a permis de poser les jalons d’une prochaine coopération entre la Samarie et le Sud de la France. «En Samarie, dans les territoires de la zone C notamment, vivent en coopération, paix et fraternité des Israéliens et des Palestiniens. À Barkan par exemple, des milliers d’entre eux travaillent ensemble en fonction des compétences de chacun. C’est une réalité qui est complètement niée par ceux qui prônent le boycott », rappelle encore Arié Bensemhoun. Et c’est sur cette réalité que doivent parier les élus français s’ils veulent participer à la paix au Proche-Orient. 


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