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14 Novembre 2019 | 16, Heshvan 5780 | Mise à jour le 13/11/2019 à 17h43

Rubrique Communauté

Le prix Kaminski 2019 ou le secret d’une mémoire vivante

Les participants du Prix à l'auditorium du Mémorial. (DR)

Le 26 juin au Mémorial de la Shoah s’est tenue le 10e rendez-vous de la remise du Prix Bruno Durocher Kaminski, sous l’égide du partenariat établi entre le Mémorial de la Shoah et la Synagogue Charles Liché, récompensant les jeunes ayant accompli un travail de Mémoire.

Introduite par Jacky Fredj, directeur du Mémorial, qui souligna combien : « la réalisation de ce Prix était un exemple pour notre communauté et au delà », cette soirée fut rythmée par des chants, des poèmes et des extraits de textes de Bruno Durocher Kaminski, interprétés par les EI, prolongés par le son du violon d’Anouk Klein et Ava Enriquez, en présence de Nicole Gdalia-Kaminski, Patrick Chlewicki, président de la synagogue, Karen Fredj, directrice du Casip-Cosajor, Annie Rapoport Rayski d’Anima et Cie, Sarah Wojakovski, administratrice, et nombre de fidèles et familles de la Place des Vosges. 

« Rimbaud de la poésie Polonaise » Bruno Durocher échappa à un destin fatal durant 6 longues années dans les camps nazis, dont celui de Mauthausen, d’où il fut libéré en mai 1945. Seul rescapé de sa famille, il gagna Paris, où il se lança dans l’écriture, et fonda les éditions « Caractères. » Décédé   en 1996, et inhumé au Mont des Oliviers, ce poète aux aspirations hautement spirituelles laisse une œuvre foisonnante qui continue à vivre à travers les jeunes de la Synagogue Charles Liché lors de ce Prix soutenu avec brio par Barbara Mellul et Adeline Salmon de l’équipe pédagogique du Mémorial. C’est ce que rappela le Grand Rabbin Olivier Kaumann, qui leur rendit hommage ainsi qu’à tous les participants, « lors de ces retrouvailles annuelles sous le signe de la joie… » A sa suite, Jérémy et David-Olivier Kaminski président de la Licra-Ile-de-France évoquèrent la mémoire de leur père, et exhortèrent les jeunes à continuer d’être les « passeurs d’une mémoire vivante. » Au cours de cette soirée, le Prix Johanna Haya Causanski (Zal) fut remis à Elsa Chemla et Simon Belissa par Patrick Chlewicki et Meir Marciano, enseignant du Talmud Torah pour leur implication auprès des élèves. Puis les EI du groupe Shema Israel et de la Victoire JP Bader rendirent compte de leur voyage 2018 sur les traces des Marranes au Portugal, et de leur rencontre avec le petit-fils d’Aristides Soussa Mendes, « Juste parmi les Nations » ainsi que les derniers crypto Juifs de Belmonte. Quant aux EI de la branche perspective, ils firent eux part de leur projet en Europe de l’Est (Prague, Vienne et Budapest) sur les traces de la vie Juive, avant que la soirée ne se clôture par un film réalisé par Armand Berneman consacré à la vie du Talmud Torah de la synagogue. Enfin, chacun  se retrouva sur scène pour le fameux « chant du soir des EIF », suivi de la « Hatikva » entonnée par la petite Lia Mouchnik…


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