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07 Décembre 2019 | 9, Kislev 5780 | Mise à jour le 04/12/2019 à 18h11

Rubrique Culture/Télé

Les dessous pas très chics de l’affaire Dreyfus

Avocat et romancier, l’auteur nous entraîne dans les arcanes de l’affaire et souligne le courage de quelques grands hommes.

«  La Belle Epoque » : un certain art de vivre à la française fleurit sur fond de froufrous, de flonflons et d’un antisémitisme ambiant qui n’épargne pas l’armée. C’est à cette dernière que l’ex-capitaine Dreyfus doit de crier vainement son innocence au fond d’une case sur l’île du Diable. Au terme d’une enquête personnelle, l’intègre Colonel Picquart -campé par Jean Dujardin dans le prochain Polanski- avait transmis à sa hiérarchie le dossier d’Esterházy mais il lui avait été répondu: « Qu’est-ce que cela peut vous faire que ce juif soit à l’île du Diable ? ». Grâce à des documents d’archives, Emmanuel Pierrat, conservateur du musée du Barreau de Paris, décrit avec précision les grandes manœuvres de l’armée pour alourdir de pièces truquées un prétendu « dossier secret » chargeant Dreyfus. Mais, le 13 janvier 1898, le « J’accuse » barre la Une de l’Aurore. Dans cette lettre ouverte à Félix Faure, Zola s’en prend violemment à l’état-major et engage ses forces, son honneur, sa carrière et sa vie. C’est le début de «l’affaire » qui divisa la France et donna lieu à une virulente bataille juridique, menée avec virtuosité par l’avocat de l’écrivain, Fernand Labori dont les brillantes plaidoiries sont retranscrites dans ce livre. « L’affaire Dreyfus » et « l’affaire Zola » comme on ne vous les a jamais racontées…   


Emmanuel Pierrat, Les secrets de l’affaire « J’accuse », Calmann-Levy, 336 p., 19,90 euros


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