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18 Juillet 2019 | 15, Tammuz 5779 | Mise à jour le 17/07/2019 à 18h17

Rubrique France/Politique

La Place de Jérusalem inaugurée à Paris

Anne Hidalgo et Moshé Léon unis sous le signe de l’amitié et de la paix. (Erez Lichtfeld)

La plaque a été dévoilée dimanche 30 juin à quelques pas du futur Centre européen du judaïsme dans le XVIIe, en présence de nombreuses personnalités dont Moshé Léon, le maire de Jérusalem.

En ce milieu d'après-midi, le ciel se couvre au fur et à mesure que les convives arrivent aux abords de la future Place de Jérusalem, située à l'intersection de la rue de Courcelles et du Boulevard de Reims, dans le XVIIe arrondissement de Paris. A quelques mètres de là, sur l'autre trottoir, se dresse le futur Centre européen du judaïsme, le projet pharaonique du Consistoire qui devrait être inauguré à la rentrée. Juste derrière pointe le square Sainte-Odile où deux allées (Myriam Monsonego et Arié et Gabriel Sandler) avaient été inaugurées le 19 mai dernier en souvenir des victimes de l’attentat contre l'école Ozar Hatorah de Toulouse.

   Il est 16 heures. Derniers réglages de micro sur l'estrade. La cérémonie officielle est sur le point de démarrer tandis qu'au même moment, à quelques encablures des lieux, se tient une contre-manifestation Place du Maréchal Juin, menée par des organisations pro-palestiniennes et antisionistes. Tout le quartier est quadrillé par les forces de l'ordre. C'est dans ce climat quelque peu tendu que le maire (LR) du  XVIIe Geoffroy Boulard est invité à prendre la parole. « Cette place sera un message porteur d'espoir pour notre belle jeunesse. Les polémiques de ces derniers jours sont ridicules et sans aucun fondement. Cette décision, nous l'assumons collectivement, sans idéologie. Jérusalem est une ville qui rayonne. Paris doit être fier d'accueillir une Place de Jérusalem dans son XVIIe arrondissement ». Un quartier où réside aujourd'hui l’une des plus importantes populations juives de France.

   Au tour de Joël Mergui de s'exprimer. Lors de son allocution, légèrement perturbée par quelques gouttes de pluie, le président du Consistoire a tenu à remercier Anne Hidalgo d'avoir pu resusciter le nom de Jérusalem dans les rues de Paris après 136 ans d'absence. « Cette inauguration se place sous le signe de la concorde et du consensus. La synagogue du futur Centre européen sera orientée vers cette place de Jérusalem. Je veux croire en la paix, j'ai espoir en la fraternité », a affirmé, ému, le président de l'institution consistoriale, sous l'oeil des représentants des cultes et de Samuel Sandler, assis parmi les premiers rangs. 

   « A Jérusalem, je passe chaque matin Place de Paris pour me rendre à mon bureau. J'espère que vous penserez à Jérusalem dès que vous vous rendrez dans le XVIIe », a lancé en hébreu Moshé Léon, le maire de Jérusalem, à son homologue parisienne, Anne Hidalgo. « Jérusalem est une ville amie, une ville remarquable et empreinte de spiritualité, a ensuite déclaré la locataire de l'Hôtel de Ville. A chaque fois que je m'y rends, je suis envahie par un choc émotionnel », a confié celle qui a également évoqué les relations de partenariat de la ville de Paris avec les cités voisines de la région. « Nous travaillons aussi avec Tel-Aviv, Ramallah, Jéricho, Bethléem… ». Quelques sifflets se font aussitôt entendre. Mais ce sont véritablement des « Mazal tov » qui fusent au moment du dévoilement de la plaque et… du retour du beau temps. Tout un symbole. La chanson Yeroushalaïm shel zahav est improvisée par la foule. Avant la Marseillaise puis l'hymne de l'Hatikva. 


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