Default profile photo

18 Août 2019 | 17, Av 5779 | Mise à jour le 08/08/2019 à 12h19

Rubrique France/Politique

Démolition : Le parti pris français et européen

Logements palestiniens détruits par Tsahal à proximité de la barrière de sécurité (Flash90)

La France a condamné la démolition des logements de Palestiniens au sud de Jérusalem, qu’Israël a détruits lundi 22 juillet les jugeant illégaux. La réaction de l’Etat hébreu ne s’est pas faite attendre.

Il ne faut jamais très longtemps à la France et à la communauté internationale pour réagir, et la plupart du temps de façon véhémente, aux moindres faits et gestes d’Israël. Et cette fois-ci, cela fait suite à la démolition de logements palestiniens à Sour Baher, situé à proximité de la barrière de sécurité entre Jérusalem et la Judée-Samarie, et placé sous contrôle de l’Autorité Palestinienne. 

C’est tout d’abord la France qui est monté au créneau par la voix d’une porte-parole du ministère des Affaires étrangères qui a « condamné ces démolitions contraires au droit international ». Puis les réactions se sont enchaînées. « La politique israélienne de colonisation, y compris les mesures prises dans ce contexte, telles que les transferts forcés, les expulsions, les démolitions et les confiscations d’habitations, est illégale au regard du droit international », a rappelé la porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Et comme de tradition, l’ONU a embrayé en déclarant que la politique d’Israël « de détruire une propriété palestinienne n’est pas compatible avec ses obligations au regard du droit humanitaire international ». 

Suite à ces attaques, le gouvernement israélien a tenu à mettre les choses au point avec l’Europe et en particulier la France, en rappelant que la destruction par Tsahal des constructions illégales palestiniennes « repose sur une décision juridique de la plus haute instance judiciaire d’Israël ». Avant d’ajouter quelques faits primordiaux concernant la démolition des dix structures dont les bâtiments contiennent 72 logements : « Toutes les structures, adjacentes à la barrière de sécurité étaient inhabitées », tout en rappelant que la démolition a été décrétée « par la Haute Cour de justice israélienne » qui a elle-même souligné « le danger représenté par ces structures pour la sécurité, si elles sont utilisées par des terroristes ». 

Le rejet de cette plainte par le tribunal a mis un terme à une bataille judiciaire qui aura duré sept ans contre l’ordonnance qui avait mis fin aux travaux entrepris sur des immeubles d’appartements.

Le 18 juin, les résidents palestiniens avaient reçu un avis d’échéance à 30 jours de la part des autorités israéliennes qui les informait de l’intention de démolir les maisons. L’échéance a touché à sa fin jeudi dernier.

Pendant ce temps, la France par l’intermédiaire de son président Emmanuel Macron, continue de certifier, en désaccord avec l’Union des Commores que l’Île de Mayotte est bien française.

Powered by Edreams Factory