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18 Août 2019 | 17, Av 5779 | Mise à jour le 08/08/2019 à 12h19

Rubrique Régions

Lyon : Réflexion sur l’antisémitisme de gauche

En invitant le journaliste Alexis Lacroix, le CRIF Auvergne-Rhône Alpes a tenu à réflechir sur les conséquences lointaines de l’Affaire Dreyfus.

Journaliste, essayiste, passé par la rédaction de Marianne et actuellement directeur délégué de la rédaction de l’Express, Alexis Lacroix réfléchit dans son dernier ouvrage sur la persistance de l’antisémitisme depuis l’Affaire Dreyfus. Cette affaire de la fin de XIXème siècle a défini pour longtemps le champ politique, la division droite-gauche et la formation  de l’extrême droite. Si la gauche s’est toujours crue à l’abri de l’antisémitisme, l’auteur rappelle qu’elle est venue à la défense de Dreyfus très tardivement, à l’instar de Jaurès. A l’époque, il y avait correspondance entre rejet des Juifs et rejet de la République par les extrêmes. Ce clivage existe encore aujourd’hui, le nouvel antisémitisme attaque la République et ses fondements. Quant à la gauche qui honnit l’antisémitisme, elle se refuse à soutenir Israël publiquement. Une partie de la gauche a basculé dans l’islamogauchisme et le soutien aux Frères Musulmans. Cette gauche égarée délégitime la République qui se trouve prise en tenaille entre l’extrême droite identitaire et le « progressisme ». Les Juifs en sont les victimes car ils ont toujours soutenu la République. La France a toujours vu ses valeurs universelles soutenues par les Juifs, s’opposer au repli nationaliste et identitaire. Actuellement, les valeurs républicaines tiennent face à ce repli. Alexis Lacroix conclut que « la France a résisté à l’extrême droite, mais les habits neufs de cette extrême droite, notamment qu’elle n’est plus antisémite en façade, la rendent plus dangereuse encore ». 


Alexis Lacroix, « J'accuse!... 1898-2018, permanences de l'antisémitisme »  Editions de l’Observatoire.

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