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16 Septembre 2019 | 16, Elul 5779 | Mise à jour le 16/09/2019 à 13h07

Rubrique France/Politique

Attentat rue des Rosiers : Des révélations « explosives »

Le 9 août 1982, l’attentat rue des Rosiers a fait 6 morts et 22 blessés.

37 ans après l’attentat de la rue des Rosiers, le patron durenseignement français de l’époque a reconnu avoir scellé un pacte secret avec le groupe terroriste responsable.

Au cœur de l’été, une nouvelle n’est pas passée inaperçue : Yves Bonnet, ancien directeur de la DST (Direction de la surveillance du territoire), a admis avoir conclu un accord avec Abou Nidal, le groupe terroriste palestinien auteur, en 1982, de l’attaque meurtrière contre le restaurant Jo Goldenberg dans le Marais. Quelles sont les conditions de cette confession tardive ? Le 30 janvier dernier, Yves Bonnet se trouve dans le bureau du juge chargé de l’enquête sur l’attentat de la rue des Rosiers. Sur procès-verbal, officiellement donc, il explique : « On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : ‘‘Je ne veux plus d'attentat sur le sol français et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu'il ne vous arrivera rien.’’ ». Le président de la République, Francois Mitterrand, a-t-il été informé de ce pacte secret ? Yves Bonnet assure qu’il « disait tout » à Gilles Ménage, alors directeur de cabinet du président, même si officiellement « l’Elysée ne savait rien ». 


« Si un tel accord occulte a été passé, cela devient une affaire d’Etat »

L’avocat des parties civiles considère que, « si un tel accord occulte a été passé, cela devient une affaire d’Etat » et « il faut qu'une enquête parlementaire soit créée ». Le CRIF se trouve sur cette ligne : son président, Francis Kalifat, réclame « la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et la levée du secret défense ». Rappelons que dans cette affaire, la justice française a délivré des mandats d’arrêt internationaux contre quatre suspects sans parvenir à obtenir leur extradition. On comprend alors pourquoi le CRIF demande également au président de la République de « tout mettre en œuvre sur le plan diplomatique et judiciaire » pour que les terroristes « responsables de ce massacre puissent être entendus par les juges français en charge du dossier ».


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