Default profile photo

16 Septembre 2019 | 16, Elul 5779 | Mise à jour le 16/09/2019 à 13h07

Rubrique Israël

Front sud : Emulation terroriste

Le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, sur les lieux de l’attentat qui a vu la mort du jeune Dvir Sorek. (Flash90.)

Après Gaza, le terrorisme palestinien relève la tête en Judée Samarie. Que le Hamas ait été ou non directement engagé dans les deux attaques meurtrières qui ont coûté la vie à deux jeunes Israéliens en l’espace de trois semaines, on est revenu aux attaques perpétrées par des cellules organisées et non plus par des terroristes isolés.

Au cours des derniers mois, les services de sécurité israéliens avaient déjoué plusieurs tentatives de rétablissement d’une infrastructure terroriste en Cisjordanie, téléguidée par la direction du Hamas à Gaza. Financement, formation, entraînement, le département des terroristes de Cisjordanie relâchés par Israël en échange de Gilad Shalit et expulsés vers Gaza, travaille activement à faire redémarrer des cellules dans les agglomérations palestiniennes. 

Un des auteurs présumés de l’assassinat de Dvir Sorek, 18 ans, poignardé à mort le 8 août en Judée, aurait des liens avec le Hamas. L’enquête dira si c’est le cas de ceux qui ont posé la bombe qui a tué le 24 août la jeune Rina Schnerb, 17 ans,  et grièvement blessé son père et son frère, alors qu’ils étaient en excursion près de Dolev. Les terroristes qui ont attaqué à Dolev avaient reconnu les lieux, fabriqué leur bombe et prévu une voiture pour leur fuite. Leur cible initiale devait apparemment être une patrouille de Tsahal qui y passe chaque matin. Ils auraient fait sauter leur charge sur la famille Schnerb, faute d’avoir pu atteindre les soldats. Dans ces deux attaques, il ne s’agit donc plus d’actes spontanés, sans préparation ni complicité. Deux jours plus tard, des soldats de Tsahal ont d’ailleurs découvert et désamorcé une autre charge explosive, placée sur une route de Samarie.


Il ne s’agit plus d’actes spontanés, sans préparation ni complicité.


Le Hamas tire de toute façon avantage des attaques terroristes menées à terme en Cisjordanie. Le mouvement islamiste s’était d’ailleurs empressé de les saluer, à défaut de les revendiquer. Empêtré à Gaza dans la gestion interminable de la crise économique, le Hamas poursuit son va-et-vient entre trêve et menaces, accompagnées de tirs de roquettes sporadiques. Un scénario rôdé qui a fonctionné tout au long de l’été, même si la direction islamiste se défend d’avoir lancé les roquettes qui ont visé l’ouest du Néguev à la fin du week-end. Mais Tsahal a eu aussi à affronter plusieurs incidents qui auraient pu avoir des conséquences meurtrières avec des infiltrations de Palestiniens armés, qui auraient pu atteindre un village israélien ou capturer un soldat.

Le Hamas et le Jihad islamique sont de nouveau invités au Caire par les Egyptiens qui veulent calmer le jeu, alors que le Qatar venait de son côté de distribuer 10 millions de dollars aux familles nécessiteuses de l’enclave palestinienne. Mais le mouvement islamiste regarde aussi du côté de Téhéran, qui n’aurait rien contre un regain de tension sur le front sud d’Israël, qui distrairait les forces de sécurité israéliennes du front nord. Aucun des acteurs on le sait, ne veut d’une confrontation générale, Israël moins que tout autre. Alors comme toujours, il faut anticiper sur l’incident de trop. 


Toute reproduction, totale ou partielle, de ce site ou d’un ou de plusieurs de ses composants, par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse de son créateur, et interdite, (…) une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Powered by Edreams Factory