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13 Novembre 2019 | 15, Heshvan 5780 | Mise à jour le 13/11/2019 à 16h30

Rubrique Communauté

Francophonie : Le mochav Ramot Meir fête son jubilé

Le village agricole était un modèle de l’Alyah française (DR)

Fondé par SIONA en 1969, le village agricole du centre d'Israël célèbre le 12 septembre son 50e anniversaire. Une histoire qui débute au lendemain de la guerre des Six Jours, quand Roger Pinto a l'idée d'un projet innovant pour l'Alyah de France : la création d'un mochav de francophones, sur le site de Ramot Meir, à quelques kilomètres de Rehovot. Le président de SIONA convainc le Premier ministre Levy Eshkol et l'Agence juive. Durant 18 mois, les familles candidates seront recrutées, scrutées, formées pour relever ce pari et concrétiser un rêve d'une autre manière de vivre en Israël. 

Cinquante familles débarquent donc en 1969 à Ramot Meir, où chacune reçoit une maison et une parcelle. Une adaptation et un apprentissage pas toujours simples malgré un encadrement permanent pour ces Juifs de France qui, pour la plupart, ne connaissaient rien à l'agriculture. Même pour les plus sionistes, la réalité de la reconversion peut être difficile à surmonter. En quelques années, le mochav développe pourtant la culture des roses et l'élevage des canards et des oies. La communauté s'est agrandie et accueille aujourd'hui 400 familles. Les pionniers y ont vu naître et grandir leurs enfants, d'autres olim les ont rejoints, mais aussi des Israéliens, séduits par la qualité de vie. 

Ramot Meir est désormais plus résidentiel qu'agricole, de nombreux habitants travaillant à l'extérieur, mais la communauté demeure vivante et soudée. Le particularisme francophone subsiste, même s'il est moins visible. « La nouvelle génération qui est née au mochav est 100% israélienne, mais elle bénéficie toujours de l'expérience des pionniers, qui ont aujourd'hui l'âge de la retraite, reconnaît Claude Benichou du mouvement SIONA. Roger Pinto voulait un symbole, un point sur la carte d'Israël qui serait francophone. C'est la fierté de SIONA ! ». 

Roger Pinto, qui n'a jamais rompu le contact avec Ramot Meir, sera l'invité d'honneur du jubilé du mochav. Une communauté qui conserve d'ailleurs une spécificité française : celle du pluralisme. « A Ramot Meir, il y a une synagogue, mais on est ouvert à tous les courants, rappelle Claude Benichou, laïcs, traditionalistes ou religieux de toutes tendances politiques y vivent en bonne entente ».


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