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23 Octobre 2019 | 24, Tishri 5780 | Mise à jour le 18/10/2019 à 12h54

Rubrique Communauté

Les associations appellent aux dons

Aux aides habituelles s’ajoutent en ce moment les colis de Roch Hachana. (DR)

Avec Pessah, la campagne de Tichri est un moment-clé de collecte de fonds dans l’agenda des associations et des communautés.

On sait que les dons aux associations juives et aux communautés ne devraient pas se limiter à une période donnée. Il ne devrait pas y avoir de saison ni de période particulière pour donner car soutenir les acteurs de la vie juive, c’est soutenir une vie juive et des services spécifiques qui n’existeraient pas sinon dans l’envergure et la diversité qu’on connaît. 

   Il y a toutefois des moments. Comme maintenant. Veille de fêtes, la demande sociale explose et les associations ne savent plus où donner de la tête. A l’instar de Pessah, Roch Hachana se célèbre autour d’un Seder, d’une table de fête et à ce qu’elles donnent déjà à leurs bénéficiaires chaque semaine, doivent s’ajouter en plus ce qui leur permettra de passer les fêtes. C’est ce qu’on appelle les paniers de Tichri. Pour sensibiliser les donateurs, elles concentrent leur message sur la période qui s’ouvre et le sens symbolique de la fête. L’attention aux autres, l’espoir et la force du collectif sont au cœur des fêtes de Roch Hachana et les associations nous interpellent. Elles nous disent : « Si nous ne sommes pas pour nous, alors qui ? ». 

Depuis des semaines, le Consistoire relaie ainsi son appel pour financer les paniers alimentaires, ils sont « très attendus par les familles en difficulté », explique Joël Mergui, le président du Consistoire. Ces familles sont nombreuses, identifiées sur le terrain par les responsables et les rabbins dans les communautés. 

Mazone se prépare, elle aussi, à aider2 000 familles. Du jamais vu pour l’association qui a organisé samedi dernier sa nuit des bénévoles et qui livre, depuis, ses bénéficiaires de colis garnis de 80 produits. Leur valeur marchande unitaire est de 460 euros mais grâce à ses partenaires, un colis ne coûte « que » 60 euros pour le donateur.  


« Il faut aider les familles en difficulté financière à bien démarrer l’année »


Pour Eric Bendriem, fondateur de Mazone, « Roch Hachana est une période de joie intense, nous allons nous retrouver en famille autour de repas de fêtes, et nous démarrerons une nouvelle année où tout sera possible et pour le mieux. Ce mois de Tichri, c’est celui où l’on puise nos forces pour le reste de l’année et dans ce moment-là, on ne peut fermer les yeux sur ceux qui souffrent. Il faut aider les familles en difficulté financière à bien démarrer l’année. Les aider à trouver la force nécessaire, à écrire la première page du livre de la vie de cette nouvelle année sur une note positive ».

Au FSJU, on est en pleine campagne aussi. On peut choisir d’affecter son don dans un domaine (éducation, troisième âge, logement, culture, etc) ou donner à l’institution qui ventile ensuite en fonction des besoins. Le Fonds social annonce la somme de 120 000 euros d’aides directes versées pour les fêtes. Il subventionne aussi des associations comme Lev Tov et l’ASJ et intervient via des dispositifs comme le Fonds d’urgence solidarité. 

Quant à la Fondation Casip-Cojasor, elle soutient plus de 20 000 personnes par an et en particulier pendant les fêtes et pour Karêne Fredj, sa directrice générale, il faut surtout « placer la dignité de chacun au cœur de l’accompagnement social. Demander de l’aide n’est jamais facile, surtout quand on est accablé par les épreuves de la vie ». C’est pourquoi aux colis alimentaires, la fondation d’action sociale juive propose aussi pour Tichri des aides financières directes et des bons alimentaires à utiliser chez les commerçants.

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