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13 Novembre 2019 | 15, Heshvan 5780 | Mise à jour le 13/11/2019 à 15h47

Rubrique Israël

Révélations : Quand Israël voulait attaquer l'Iran

Le premier ministre Binyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Ehud Barak en 2009. (Flash90.)

Le New York Times a publié de nouvelles révélations sur le projet de Benyamin Netanyahou et d'Ehud Barak de frapper les installations nucléaires iraniennes et ce qui les a freinés.

Benyamin Netanyahou n'a pas été le premier chef de gouvernement israélien à chercher comment empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, mais il est celui qui aura été le plus loin. Selon le journaliste d'investigation israélien Ronen Bergman, le Premier ministre israélien avait tenté depuis 2009 de convaincre les Américains de la nécessité de frapper l'Iran. Mais Barack Obama, comme son prédécesseur George Bush, jugeait l'aventure trop dangereuse. 

Pour éviter toute mauvaise surprise, le chef de la Maison Blanche dépêche régulièrement des émissaires à Jérusalem, pour "Bibi-sitter", selon ses termes, le dirigeant israélien et s'assurer qu'il ne prenne aucune initiative. Mais en 2012, des mouvements suspects de l'aviation de Tsahal, notamment au-dessus de l'Azerbaïdjan, font craindre aux Américains l'imminence d'un raid israélien. Pour couper la voie militaire aux Israéliens, le président Obama entreprend alors des négociations secrètes avec les Iraniens, sans en informer Jérusalem. Des tractations qui déboucheront en 2015 sur le protocole conjoint signé à Vienne avec l'Iran. 


L'aventure était trop dangereuse


Dans un entretien avec Bergman, Benyamin Netanyahou n'a pas nié avoir tenté de convaincre le président Obama de la nécessité de frapper l'Iran. En revanche, il a confirmé que ses efforts ont porté avec son successeur, Donald Trump, qui a retiré les Etats-Unis de l'accord multilatéral en 2018. Mais si Israël n'a finalement pas lancé de raid contre l'Iran, a expliqué Benyamin Netanyahou, c'est qu'il était resté seul avec son ministre de la Défense Ehud Barak et qu’ils étaient contre le reste du cabinet de sécurité et les responsables de la défense israélienne, tous opposés à une frappe sans le soutien américain. 


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