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14 Décembre 2019 | 16, Kislev 5780 | Mise à jour le 13/12/2019 à 11h26

Rubrique Moyen-Orient/Monde

74e Assemblée Générale de l'ONU

(Wikipedia)

Les dirigeants du monde sont réunis depuis le mardi 23 septembre à New York pour l'Assemblée générale annuelle de l'ONU. Au programme, la situation au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien, les tensions en Iran, la guerre au Yémen, la guerre commerciale, l'immigration et le réchauffement climatique. Très attendus les discours des dirigeants. Dont certains profitent de la tribune pour attaquer Israël.

Prendront la parole, entre autres, le président brésilien Bolsonaro, l'Egyptien Al Sisi, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Roi Abdallah II de Jordanie, le 1er ministre britannique Boris Johnson, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron et le ministre israélien des Affaires étrangères Israël Katz. Il remplacera en effet Benjamin Netanyahou qui a renoncé à y participer. Sans véritable mandat du public en poche quelques jours après les élections et en pleine tentative de formation d'un gouvernement d'union nationale, le 1er ministre a préféré s'abstenir. Mais il a sans doute suivi avec satisfaction le discours de Donald Trump qui a haussé le ton contre l'Iran. « Nous ne devons jamais permettre au régime iranien de se doter de l'arme nucléaire », a-t-il lancé à l'assemblée. Quelques minutes plus tôt, le président iranien Hassan Rouhani avait indiqué être prêt à consentir des modifications mineures à l’accord sur le nucléaire si les États-Unis levaient les sanctions.

« Pas de levée de sanctions tant que l'Iran persistera à adopter un comportement menaçant », lui a répondu depuis la tribune le président américain. Donald Trump a aussi appelé la communauté internationale à ne pas soutenir financièrement Téhéran, principal bailleur de fonds du terrorisme dans le monde aux dépens de son propre peuple. Un message sans doute à Emmanuel Macron qui aurait proposé à la République Islamique une enveloppe de crédit de 15 milliards de dollars avec Berlin et Londres.

Emmanuel Macron qui cherche toujours à se placer en médiateur entre Washington et Téhéran. Lundi il s'est entretenu avec le président iranien à New-York et déclaré qu'il espérait un prompt retour à la table des négociations, nécessaire, a-t-il dit, pour ne pas risquer une escalade non maîtrisée notamment après les frappes contre l'Arabie Saoudite du 14 septembre dernier. 

Donald Trump a également évoqué le Deal du Siècle américain censé résoudre le conflit entre Israël et les Palestiniens. "Enfin, les pays du Moyen-Orient recherchent une solution économique. C'est pourquoi la normalisation doit être poursuivie entre Israël et ses voisins". Et tenu à souligner le soutien indéfectible des Etats-Unis à l'égard de l'Etat hébreu. “L’Amérique ne tolérera pas la haine antisémite à l’égard d'Israël".

Et justement à propos de haine à l'égard d'Israël, qui mieux que le président turc Recep Tayyip Erdogan ?  

Cartes en main, il a remis en question les frontières d'Israël et dénoncé l'« expansion du pouvoir juif au fil des ans ». Un discours immédiatement condamné par Israël.  « Quelqu'un qui massacre les Kurdes et nie le massacre des Arméniens n'a aucune légitimité pour fustiger Israël. Arrête de mentir Erdogan », a répliqué Benjamin Netanyahou. Le Roi Abdallah II de Jordanie a lui aussi profité de la tribune pour fustiger Israël. Il a dénoncé l'intention de Netanyahou d'appliquer la souveraineté israélienne sur certaines zones de Judée-Samarie s'il était reconduit dans ses fonctions. « Une telle mesure aurait un impact négatif entre nos deux pays mais aussi entre Israël et l'Egypte », a prévenu le souverain rappelant que seule la solution à deux Etats était envisageable pour résoudre le conflit israélo-palestinien. 

Le ministre israélien de la diplomatie a jusqu'à jeudi pour préparer ses réponses. Jour où il montera à son tour à la tribune. Et il n'a pas la langue dans sa poche…Katz qui a tweeté avoir eu une première réunion fascinante en marge de l'Assemblée de l'ONU avec l'un de ses homologue arabes sans toutefois citer son origine. 

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