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13 Novembre 2019 | 15, Heshvan 5780 | Mise à jour le 12/11/2019 à 15h40

Rubrique France/Politique

Abattage rituel : Le Conseil d’État confirme la dérogation accordée aux cultes

(Wikipedia)

Dans son ordonnance rendue le 4 octobre dernier, la plus haute des juridictions rappelle que la dérogation à l’obligation d’étourdissement ne peut être regardée comme autorisant des mauvais traitements envers les animaux.

C’est la deuxième fois que l’OABA, l’œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs se voit déboutée dans son recours pour mettre fin à l’abattage rituel. L’association réclamait l’annulation du refus du ministre de l’Agriculture de modifier les dispositions du code rural et de la pêche maritime afin de rendre obligatoire, pour l’abattage rituel des bovins, leur étourdissement. Le conseil d’Etat a refusé d’aller dans ce sens, en rappelant notamment que « la règlementation nationale sur l’abattage rituel qui n’impose pas l’étourdissement préalable des animaux ne méconnaît ni le droit européen ni l’interdiction d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ».  

Aussitôt rendue, cette décision a été fortement critiquée par Marine Le Pen qui, dans son communiqué, a estimé qu’en validant la pratique, « le Conseil d’État a pris le parti de se soumettre au communautarisme ». « Force est de constater que les hauts magistrats du Conseil d’Etat viennent d’admettre que des règles religieuses justifient des dérogations inadmissibles à nos valeurs de civilisation », poursuit la présidente du Rassemblement national qui annonce au passage qu’en « tant que député elle déposera une proposition de loi pour imposer l’étourdissement préalable à l’abattage afin de mettre fin aux actes de cruauté envers les animaux ». 


Cette décision a été fortement critiquée par Marine Le Pen


En attendant, la décision rendue par le conseil d’Etat demeure rassurante. Pour le Grand rabbin Bruno Fiszon, conseiller du Grand rabbin de France pour les questions d’abattage et qui siège au comité national d’éthique des abattoirs, celle-ci réaffirme que « l’abattage rituel est admis en France en tant que dérogation à l’abattage en général. Pour autant, nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles attaques, ajoute-t-il. L’OABA s’est donnée comme mission de faire interdire l’abattage rituel. Nous avons bien eu plusieurs tentatives de dialogues avec cette association que nous avons reçue au Consistoire pour lui expliquer que les techniques d’abattage et l’importance que nous lui consacrons dans nos modules de formation des Shohatim. Il n’empêche. Les crispations idéologiques perdurent ». 


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