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13 Novembre 2019 | 15, Heshvan 5780 | Mise à jour le 12/11/2019 à 15h40

Rubrique Israël

Théâtre, cinéma, musique : la soif du public francophone

Des francophones ayant fait le choix de s'installer en Israël demeurent liés à leurs racines culturelles et linguistiques françaises qu'ils entendent bien continuer à cultiver.

C'est ainsi qu'ils sont nombreux à participer aux activités culturelles proposées par l'Institut Français, dans plusieurs villes du pays. Et les événements de grande envergure proposés par l'Institut connaissent un succès considérable non seulement auprès des francophones mais aussi des Israéliens friands de cette culture qui fleure bon la France. 

Entre autres le Festival So French So Good, une semaine vouée depuis 7 ans au rayonnement de la gastronomie française. C'est peu dire que la mayonnaise a pris car ce festival est l'un des événements culturels français les plus attendus en Israël. Très attendu aussi, le Festival annuel du Film Français en Israël. Celui de 2019, la 35e édition, qui vient d'avoir lieu, dont l'invité d'honneur était le réalisateur Claude Lelouch a proposé dans les cinémathèques et cinémas du pays pas moins de 15 films français. 

A Netanya, les francophones sont gâtés. Grâce au Campus Francophone du collège universitaire qui propose à ses adhérents un programme très riche dans la langue de Molière. Tout comme les associations de nouveaux immigrants francophones dissêminèes dans tout Israël qui invitent, elles aussi, à des projections, concerts de chansons françaises et débats. Cette soif de culture française a sans nul doute été entendue par de nombreux producteurs musicaux en Israël. Ces dernières années, ils y ont produit de grands artistes français. Le regretté Charles Aznavour a emmené deux fois le public israélien -francophone ou pas- au pays des merveilles sur un rafiot craquant de la coque au pont. En 2014 et en 2017. Lara Fabian est attendue en décembre pour un concert à Tel-Aviv. A Tel-Aviv, où le 19 décembre, Catherine Ringer a choisi de clôturer la tournée du 40e anniversaire de la création des Rita Mitsouko. Elle y chantera tous les duos interprétés avec Fred Chinchin. Mais c'est surtout le théâtre qui séduit de plus en plus le public francophone israélien. Et s'il ne peut aller au théâtre français c'est donc le théâtre français qui vient à lui. Steve Suissa amène en Israël, depuis trois ans, les plus grands acteurs de la scène française grâce au Festival de Théâtre Français qu'il a initié. Pierre Arditi, François-Xavier Demaison, Patrick Timsit, Laurent Ruquier. Durant l'édition qui a lieu en ce moment, 4 pièces portées par 4 grands artistes, Francis Huster, Richard Berry, Thierry Lhermitte et Ary Abittan, seuls en scène pour interpeller, émouvoir, faire réfléchir et rire. Un festival qui parle non seulement aux francophones mais aussi à ceux qui ne le sont pas. La majorité des pièces étant sous-titrées en hébreu. Elie Chouraqui, que l'on ne présente plus, s'implique aussi dans la promotion du théâtre en français en Israël. En mai de l'année dernière, il a mis en scène, à Tel-Aviv, «Miroirs», la pièce de Bernard Bitan. L'année précédente c'était la pièce «Le prénom» qu'il adaptait. Et en juillet Elie Chouraqui est monté pour la 1ère fois sur scène dans «L’héritage d’Ana», l'adaptation qu'il a faite de l’œuvre originale, «L’héritage» écrite par Annick Perez.

La culture française est donc en odeur de sainteté en Terre Sainte. Et nul doute que son rayonnement est appelé à se renforcer à l'avenir. Et ce tant que la qualité sera au rendez-vous. 


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