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13 Novembre 2019 | 15, Heshvan 5780 | Mise à jour le 12/11/2019 à 15h40

Rubrique Moyen-Orient/Monde

La colère libanaise inquiète Nasrallah

Hassan Nasrallah (CAPTURE D’ECRAN.)

Depuis la mi-octobre, le Liban est secoué par une vague de contestation d'une ampleur sans précédent. Les manifestants tiennent bon, malgré les menaces du Hezbollah.

Rassemblements, barricades de voitures et même une chaîne humaine à travers le pays. La colère des Libanais ne s'apaise pas, deux semaines après la mesure de trop qui a mis le feu aux poudres. L'annonce d'une taxe sur les communications WhatsApp a fait l'effet d'un déclencheur, qui a fait descendre les jeunes dans la rue et qui a réveillé la frustration et la rancœur d'une population, exaspérée par la corruption du pouvoir. Le Premier ministre Saad Hariri avait pourtant fait machine arrière et annoncé une série de réformes et de coupes dans le train de vie des élus. Mais rien n'y a fait. Le peuple réclame le départ du gouvernement.

Si pour l'instant, le mouvement reste pacifique, il peut à tout moment déraper dans un pays qui reste fragilisé par des années de guerre civile et de divisions ethniques. Ce sont les chiites qui semblent avoir le plus à perdre dans cette mobilisation populaire. Le Hezbollah, après avoir soutenu le début du mouvement, a ensuite tenté d'intervenir en envoyant ses miliciens tenter de réprimer les manifestations. L'organisation s'est depuis faite plus discrète, ce qui n'a pas empêché son leader d'agiter de nouveau le spectre de la guerre civile. Hassan Nasrallah a même accusé les Etats-Unis et Israël d'entretenir la contestation pour lui nuire.

Il faut dire que le Hezbollah n'est pas seulement une organisation armée aux ordres de l'Iran. Il est aussi partie prenante dans la politique libanaise, avec une représentation au gouvernement et au  parlement et il a permis l'élection de l'actuel président. 


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