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12 Décembre 2019 | 14, Kislev 5780 | Mise à jour le 11/12/2019 à 17h51

Rubrique Communauté

Karêne Fredj : « Nous adaptons nos projets au plus près des besoins »

(Erez Lichtfield)

Le dîner de gala de la Fondation Casip-Cojasor aura lieu le mardi 12 novembre dans les salons de l’Hôtel Salomon de Rothschild (1) en présence de la comédienne Elsa Zylberstein, du médecin Michel Cymes et du réalisateur Dominique Faruggia. Le point avec Karêne Fredj, sa directrice générale.

Actualité Juive: En quoi le dîner de gala de la Fondation Casip-Cojasor est-il si important dans la vie de l’institution ? 

Karêne Fredj : Le dîner de la Fondation, qui a lieu une fois tous les deux ans, est devenu notre grand rendez-vous de rencontre avec nos donateurs et nos soutiens. Cette soirée est l’occasion de leur dire merci et de leur rendre des comptes sur l’utilisation des fonds. De faire aussi le bilan de ce que nous avons fait en leur montrant que nous avons rempli nos engagements sur les projets que nous leur avions présentés il y a deux ans et de les solliciter à nouveau sur de nouveaux projets.


A.J.: Quels sont ceux que vous présenterez au cours de la soirée ? 

K.F. : Il y en a quatre. Le premier concerne l’aide alimentaire avec la création d’une épicerie sociale. L’objectif est de permettre à toute personne en situation de précarité de faire ses courses dans un lieu convivial et bien achalandé en produits casher. Il ne s’agira pas d’une épicerie sociale de plus - bien qu’il n’y en ait pas tant que cela – mais de développer ce projet avec d’autres associations pour être capable de répondre à plus de 1 000 familles par an. 

Le second projet consiste à développer des relais de proximité. Nous voulons créer des permanences sociales dans des lieux bien fréquentés, dans des communautés et des associations, pour que des travailleurs sociaux puissent répondre en direct à la demande en donnant des outils à quiconque rencontre une difficulté. Des personnes ne poussent pas la porte des associations, soit qu’elles ne le veulent pas, soit qu’elles le ne peuvent pas pour des raisons pratiques, alors il faut aller vers elles. 

Le troisième projet est très particulier. L’un de nos services suit chaque année  120 personnes sans domicile fixe. Nous voudrions créer un accueil de jour pour que ces personnes puissent se reposer dans la journée, faire des lessives et prendre des affaires comme nous avons un vestiaire. Il y aurait aussi dans ce lieu une permanence avec des travailleurs sociaux, l’idée étant de trouver des solutions pour faciliter leur inclusion sociale.   

Le quatrième projet enfin, se situe dans la continuité de ce que nous proposons avec la plateforme Emerjance, que nous avons ouverte depuis deux ans pour toutes les situations de handicap. Nous souhaitons équiper en matériel informatique les personnes à leur domicile pour qu’elles soient plus autonomes. 


« Mesurer l’impact social de nos actions nous permet d’affiner nos réponses »

A.J.: Quelle vision stratégique du Casip-Cojasor se dessine-t-elle avec ces quatre projets ? 

K.F. : Une stratégie consistant à adapter nos prestations au plus près des besoins et du terrain. Depuis un an, nous faisons des études pour mesurer l’impact social de nos actions. C’est un élément très important car il nous permet d’évaluer l’efficacité et l’apport de nos actions et de ce que nous faisons. Cela nous permet de nous adapter en permanence et de développer l’agilité de la Fondation pour mieux répondre aux besoins des usagers, de façon innovante et ciblée. Cela nous permet aussi de poursuivre ce que nous faisons depuis maintenant 210 ans : de l’action sociale au service des personnes de la communauté juive. En outre, avec ces programmes ciblés, nous pouvons toucher des populations qui ne sont pas encore suivies car elles évoluent dans des segments qui ne sont pas traités. 


  1. Renseignements et réservations : 01.44.62.13.10
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