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08 Décembre 2019 | 10, Kislev 5780 | Mise à jour le 04/12/2019 à 18h11

Rubrique Communauté

Le Professeur Bernard Lobel nous a quittés

(DR)

Un grand homme nous a quittés samedi 16 novembre. Une grande âme fière et bien née, un « Mentch » qui ne s’est jamais écarté du sens qu’il donnait à la vie ni du but digne qu’il s’était assigné : le dévouement au prochain, l’engagement citoyen et l’engagement juif.

Grand professeur de médecine, de réputation mondiale pour des contributions importantes au progrès scientifique, Bernard Lobel était entièrement au service de ses malades et portait haut les exigences de l’éthique médicale. Il puisait dans les valeurs de la tradition juive les ressources qui alimentaient sa volonté de réparer le monde : la pratique du Tikoun Haolam.

De caractère doux, sensible et bienveillant, le Professeur Bernard Lobel savait cependant en mêlant courtoisie et fermeté, rester lui-même et affirmer ce qu’il croyait. Il n’abandonnait pas un centimètre carré de terrain lorsqu’il s’agissait de souligner l’importance de la Thorah et de ses valeurs dans l’histoire du progrès de l’humanité.

Mêlant intimement l’humanisme médical et l’humanisme juif, il donnait du Judaïsme une image éclairante et valorisante dans la Cité. Disons que par son niveau de morale élevé, il était un Kiddouch Hachem, une sanctification publique du nom divin.

Dans la vie juive, son rayonnement était au bénéfice de grandes causes, en particulier comme président pendant de nombreuses années de la communauté juive de Rennes et comme militant sioniste.


L’éthique médicale et les valeurs juives

Il est impossible de décrire succinctement son activité. Son action probablement la plus importante et la plus significative a été son rôle déterminant dans l’adoption par le Conseil des ministres de l’Europe, d’une résolution consacrant la tolérance vis-à-vis de la Brith-Mila, la circoncision, Mitswah, prescription emblématique du judaïsme. Remarquable aussi sa persévérance dans le suivi de cette action car la tolérance reste menacée. L’avant-veille de son décès, il donnait encore une conférence sur le sujet.

Plein de tendresse envers sa famille, celle-ci était pour lui un refuge, une entité forte et protectrice.

Il aimait les autres qui le lui rendaient bien en reconnaissance de sa gentillesse, de sa disponibilité et de sa légendaire courtoisie.

Le dernier mot sera pour sa passion de la vérité : dans la vie politique, dans la démarche scientifique, dans les relations humaines. Bernard Lobel nous a enseigné par l’exemple pourquoi et comment fuir la comédie des apparences pour être vrai.

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