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09 Décembre 2019 | 11, Kislev 5780 | Mise à jour le 04/12/2019 à 18h11

Rubrique Culture/Télé

Mordechai Ben David et Avraham Fried : «Une bonne chanson avec un bon message peut changer la vie d’un homme»

Crédit : Israël Bardugo

Ils font partie de ces hommes qu’il est inutile de présenter. Leur voix, leur chaleur, leur sensibilité ont déjà enthousiasmé deux à trois générations. Ils sont l’expression parfaite de la joie véhiculée par la musique ‘hassidique et savent lui donner une tonalité résolument moderne. Ils sont à Paris pour un concert unique organisé par Torah Times le 13 novembre au Casino de Paris. A cette occasion, nous avons pu leur poser quelques questions.

Actualité Juive: Bonjour à tous deux et bienvenue à Paris. Vous y êtes très attendus. Dites-nous d’abord comment tout a commencé pour vous. On ne monte pas sur scène par hasard ?

Avraham Fried : L’idée m’est venue en écoutant les enseignements que le Rabbi (de Loubavitch – ndlr) donnait lors des réunions ‘hassidiques qui avaient lieu régulièrement au 770. Il disait des choses si puissantes. Mon premier CD est intitulé    « Aucun Juif ne sera laissé en arrière. » C’est une phrase que j’ai entendue du Rabbi à de nombreuses reprises. J’ai donc pensé que ce serait peut-être intéressant de faire des chansons à partir de ces idées. Et c’est comme cela que tout a commencé.


Mordechai Ben David : Pour moi, c’est un héritage. Mon père, qu’il repose en paix, était un célèbre ‘hazan et chanteur. J’ai donc grandi avec la musique toute ma vie.


A.J.: Comment avez-vous eu l’idée de vous associer sur scène pour votre concert le 13 novembre ?

MBD et AF : Il nous est déjà arrivé de partager la même scène plusieurs fois, pour de grands événements au Madison Square Garden à New York ou à Israel Stadiums. Et nous devons un grand merci aux producteurs ou organisateurs, ici Torah Times avec Or Babayit, qui nous ont donné l’occasion de le faire pour la première fois en France.


A.J.: Que représente pour vous un concert en France ?

MBD : Cela me donne une énorme satisfaction de rencontrer et de chanter pour les Juifs de Paris, en particulier en cette période difficile où beaucoup sont poursuivis par nos ennemis. Après la Deuxième guerre mondiale, mes parents ont vécu à Paris plusieurs années. Mon frère aîné est né  à Paris.


AF : Je suis toujours enthousiasmé par l’idée de chanter en France. Les gens sont magnifiques. Ils sont un auditoire extraordinaire et ils viennent chanter et avoir du plaisir. Ce qui, pour un chanteur, est ce qu’il espère.


A.J.: Etant les leaders de la musique ‘hassidique, vous sentez-vous investis d’une mission, hormis le « plaisir » que vous donnez à votre public ?

MBD : D.ieu nous a donné un talent et une mission spéciale d’inspirer et élever les gens autour du monde et nous en sommes très reconnaissants.


AF : Oui. Oui. Une mission ! Aujourd’hui plus que jamais la musique est très importante. Une bonne chanson avec un bon message peut changer la vie d’un homme et lui donner force et espoir.


A.J.: En chantant parfois des versets issus des livres saints, est-ce une façon pour vous de diffuser la Torah ?

AF : C’est sûr. La Torah peut être diffusée au travers de différents langages. Si le message est un message de Torah.


MBD : Très certainement. Nos chansons sont des prières et des messages spirituels faits pour inspirer et éveiller les âmes pleines de ce désir, des Juifs dans le monde entier


A.J.: Vous avez eu l’occasion de rencontrer le Rabbi de Loubavitch. Avez-vous reçu sa bénédiction pour vos chansons ?

MBD : Une année, à Hochana Rabba, le Rabbi m’a béni pour que je mérite de rendre les gens heureux par le chant jusqu’à la venue de Machia’h et il a ajouté que, après sa venue, nous les réjouirons encore plus.


AF : Grâce à D.ieu. Il ne fait aucun doute que c’est les bénédictions du Rabbi qui m’ont accompagné et m’ont donné le succès toutes ces nombreuses années. Une fois, le Rabbi m’a donné un dollar et a dit : « Ceci est pour la Tsedaka, la charité, avant que vous chantiez. » Puis il m’a donné un deuxième dollar et a dit : « Ceci est pour la Tsedaka après que vous ayez chanté en remerciement à D.ieu que le chant a été avec succès. Donc, depuis 30 ans, je fais cela avant et après chaque concert et je me souviens toujours de dire merci à D.ieu pour chaque succès.


A.J.: Vous intégrez de nombreux éléments modernes à votre style, comme le rock, la pop ou le jazz. Avez-vous des sources d’inspiration artistique en dehors du monde juif ?

AF : Absolument pas. Je n’écoute pas la musique non-juive. Quand ils commenceront à écouter ma musique, j’écouterai peut-être la leur. Mon inspiration vient de penser, penser, penser à ce qui inspirera mes auditeurs et les rapprochera de D.ieu.


MBD : De manière générale, je n’écoute pas de musique non-juive. Concrètement, il m’arrive rarement d’écouter quelque musique que ce soit.


A.J.: Quelles sont vos motivations après des décennies de concerts et de tournées ?

MBD : Rendre les gens heureux, voir les sourires sur leur visage et leur émotion, ce sont les plus grandes récompenses et inspiration pour continuer à danser et à réjouir le public jusqu’au jour final où nous danserons ensemble avec Machia’h.


AF : La motivation est la même depuis que j’ai commencé il y a 40 ans (presque aussi longtemps que Mordechai Ben David). Essayer d’apporter une bonne musique juive/’hassidique à la communauté juive dans son ensemble. Elever. Donner de la force. Apporter de la joie et nous préparer à accueillir Machia’h rapidement, de notre temps, amen.





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