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12 Décembre 2019 | 14, Kislev 5780 | Mise à jour le 11/12/2019 à 17h51

Rubrique Culture/Télé

Guy Mardel : « J'ai attrapé une crise de foi »

Guy Mardel s'apprête à retrouver son fidèle public… en Israël. Celui qui fit les belles heures de la chanson française promet de nous emmener de Capri aux Neiges du Kilimandjaro, de nous conter l'aventura sous les couleurs de l'été indien et surtout de faire la fête.

Actualité Juive : Que nous réservez-vous sur scène ?

Guy Mardel : Je chanterai tous les tubes de mes copains des années 60 et 70 dans l'esprit du Chorus Café. Accompagné par mes musiciens de l'époque qui ont aussi fait leur alyah. L'idée étant de faire la fête ensemble avec le public francophone.


A.J.: A quel moment vous vous dites « tiens j'frais bien l'chanteur » ? 

GM : Jamais. Ça a été un concours de circonstances et de rencontres qui ne sont pas des hasards car le hasard n'existe pas. C'est Hashem qui organise tout. Pendant mes études de droit, je monte avec des copains un orchestre de jazz, et j’écris des chansons que je montre à un éditeur. On fait un disque qui ne marche pas, ce qui me booste. Mon père à ce moment-là veut m'acheter une voiture. Je lui demande de me donner cet argent pour faire un disque bien à moi lui promettant de terminer ma licence s'il réussit. Et il accepte. Si tu n'y crois pas s'écoule à 30 000 exemplaires. Et je suis le premier chanteur à signer avec la maison de disques AZ fondée par Lucien Morisse patron d'Europe 1. 


A.J.: A quel moment vous vient l'idée d'ouvrir le Chorus Café ?

GM : Je voulais faire une carrière solo en dehors des normes du Show Bizz. Et surtout ne pas faire la une de France Dimanche. Déjà je ressentais ce qui est écrit dans les Pirke Avot : quand on cherche le renom on perd son nom. Entre temps, je suis là où l'on ne m'attend pas. Je produis, des émissions de télévision comme Sport en Fête présentée par Michel Drucker. Mais ma conviction profonde est qu'un chanteur doit chanter et être au contact du public. J'ouvre donc le Chorus Café en 1986 et le tout Paris s'y presse pendant 20 ans pour plonger dans la nostalgie des années 60.  


A.J.: En 2003, vous faites votre alyah. Par quoi est-elle motivée ?

GM : Depuis l'ouverture du Chorus j'étais revenu à l'étude de la Torah. Et je me suis aperçu que nous Juifs avions la chance d'avoir un trésor et qu'il fallait ne pas passer à côté. Et quand mes enfants arrivent à l'âge du collège on décide de partir. Je sentais que pour moi la France c'était fini. On s'installe alors à Jérusalem avec la formidable impression d'être rentrés à la maison.


A.J.: Diriez-vous à l'instar de Francis Huster, que le Judaïsme n'occupe pas une place dans votre vie mais qu'il est LA place ?

GM : Sans aucun doute. Si je n'ai pas ma dose de Torah je suis malade. J'étudie la Guémara de 5 à 7 heures par jour. J'ai vraiment attrapé une crise de foi et n'ai aucune envie qu'elle passe. 


Béatrice Nakache présente Guy Mardel le 24/11 à Jérusalem et le 26/11 à Tel-Aviv - Réservation : culturaccess.com/guy-mardel-chorus-cafe/




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