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08 Décembre 2019 | 10, Kislev 5780 | Mise à jour le 04/12/2019 à 18h11

Rubrique Monde juif

Commémoration : Kaddish lointain

David Dangoor, le vice-président de l’Organisation Mondiale des juifs d’Irak (WOJI).( CAPTURE D’ECRAN.)

A l’occasion de la journée dédiée aux réfugiés juifs originaires des pays arabes et de l’Iran, une prière spéciale va être dite pour ceux qui sont enterrés en ces lieux. Et dont les tombes restent inaccessibles.

Dans la première moitié du XXème siècle, environ 900 000 juifs vivaient dans les pays arabes. Ils ne sont plus que quelques milliers suite aux violences, exactions et spoliations dont ils ont été victimes; et les communautés qui les ont accueillis, même en Israël, ont souvent ignoré leur histoire et leur culture.

Pour pallier, en partie, cette ignorance, depuis 2014, la date du 30 novembre a été choisie en tant que jour officiel de commémoration des réfugiés juifs originaires des pays arabes et d’Iran. E depuis l’année dernière, des prières sont récitées, à cette même date en souvenir des juifs enterrés là-bas dans des cimetières qui sont inaccessibles à leurs proches.

En fait, cette « hashkaba » de masse est due à l’initiative d’un résident de Montréal d’origine irakienne. Qui voit dans cette cérémonie l’occasion de « créer un événement positif et cathartique pour tous ». Si, l’an dernier, seulement douze synagogues ont participé à cet événement, elles devraient être une soixantaine cette année. Et ce, dans le monde entier.

Mais, tant l’initiateur de ce projet que ceux qui ont répondu présent à son appel ne sont pas totalement satisfaits. Ils notent, en effet, que la plupart des synagogues concernées, voire quasiment toutes, sont des lieux de culte qui regroupent des juifs d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient, voire leurs descendants. 


« Célébrer nos différences »

Or, disent-ils, pour que cet événement puisse prendre tout son sens, il faudrait que d’autres communautés, dont les racines sont ailleurs, se joignent à l’évènement. « Cette réunion nous donne l’occasion de célébrer et commémorer nos différences ainsi que nos points communs, a expliqué au Jerusalem Post David Dangoor, le vice-président de l’Organisation Mondiale des juifs d’Irak (WOJI). Ce doit être un moment d’étude qui nous mène à la compréhension et, je l’espère, à la solidarité et à la cohésion. Nous espérons, poursuit-il, qu’il n’y aura plus « d’autres juifs » et le meilleur moyen pour com-mencer est que de plus en plus de synagogues et de communautés se joignent à nos prières du souvenir et notre kaddish de masse le 30 novembre ». 

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