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08 Décembre 2019 | 10, Kislev 5780 | Mise à jour le 04/12/2019 à 18h11

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Grèce : Athènes dit non à l'antisémitisme

Rencontre entre Kyriakos Mitsotakis, le 1er ministre grec et Benjamin Netanyahu à Jérusalem en juin 2018 (DR)

La Grèce vient de rejoindre la liste des pays qui ont adopté la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste – l'IHRA- C'est Kyriakos Mitsotakis, le 1er ministre grec, qui l'a annoncé dans le cadre de sa lutte contre le racisme.

En vertu de cette définition, remettre en cause le « droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste », comparer « l'actuelle politique israélienne à celle des nazis » ou encore déclarer que  les Juifs seraient collectivement responsables des actes de l’État d’Israël » sont assimilés à de l’antisémitisme. Tout comme exiger de l'Etat d'Israël des comportements que l'on n'exige pas de tout autre Etat démocratique. David Harris, directeur général du Comité juif américain s'est félicité de la décision de la Grèce et rappelé que pour lutter efficacement contre l'antisémitisme il fallait des dirigeants prêts à s'exprimer et à prendre des mesures. "Bien que la liste des pays qui s'accordent pour définir l'antisémitisme s'allonge, y compris 13 États membres de l'Union européenne, a-t-il ajouté, il reste cependant encore beaucoup à faire afin de mettre en œuvre des plans d'actions concrètes à une large échelle ». 

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