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25 Janvier 2020 | 28, Tevet 5780 | Mise à jour le 23/01/2020 à 21h29

Rubrique Communauté

Appel national pour la Tsédaka : Une réponse à la hausse des besoins sociaux

Tous les publics sont frappés par la crise, en particulier les familles monoparentales qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. (DR)

Après la forte mobilisation enregistrée l’an dernier (plus de 3,2 millions d’euros récoltés), la campagne pour la Tsédaka entend compter sur l’implication exceptionnelle de son parrain Michel Drucker, ainsi que sur la prise de conscience de la part de tous ceux qui se trouvent du bon côté qu’il est fondamental d’y participer.

Avec cent cinquante-et-un programmes soutenus cette année, quatre-vingt-douze associations sociales subventionnées et 17 000 familles aidées, l’Appel national pour la Tsédaka représente l’opération majeure dans la communauté. « Le guichet unique de la solidarité », comme aime le rappeler le président du Fonds social juif unifié Ariel Goldmann. « Une campagne qui transcende tous les clivages de la communauté, qui fait du bien à tout le monde et qui incarne l’esprit du judaïsme et le sens du Tikoun Olam [la réparation des imperfections du monde] ».  

  Créée en 1992, et ayant permis de récolter depuis plus de soixante-six millions d’euros, l’Appel national pour la Tsédaka entend mobiliser pendant deux mois toutes les forces vives de la communauté pour engranger des dons qui permettront ensuite de financer les actions ô combien essentielles des différentes associations. Et si à ses débuts, cette campagne pouvait paraître complémentaire, elle est désormais essentielle. « Il y a une nécessité d’accomplir son devoir et de mettre chacun devant ses responsabilités. Aujourd’hui, face à l’augmentation de la précarité, de l’isolement des personnes âgées, des familles et des enfants en détresse et de la hausse de l’antisémitisme, nous n’avons plus le choix », explique Ariel Goldmann. 

  Face à ce constat d’évidence, pas étonnant donc que de plus en plus de bénévoles s’impliquent dans cette campagne, en région parisienne comme en province ou que chacun mette son savoir au service de la cause. Cette année plus que les précédentes, on relève un nombre particulièrement important d’opérations sportives, de concerts, de spectacles et de soirées de gala où les bénéfices ou du moins une partie d’entre eux sont reversés à la campagne. 

  Une façon aussi de réagir face au climat anxiogène ambiant. « On ressent beaucoup d’inquiétude, presque de la colère, dans les associations vis-à-vis des mesures qui ont été prises ces toutes dernières années, notamment la suppression des emplois aidés pour les associations et la diminution de certaines aides. Cette situation nous incite d’autant plus à viser un résultat maximal cette année pour pouvoir combler les manques », analyse le président du FSJU. 

Ce dernier assure que la campagne pour la Tsédaka devrait arriver à atteindre chaque année les cinq millions d’euros. « Ce n’est absolument pas illusoire », assure-t-il. « Cette somme nous permettrait de faire beaucoup de choses et tant que nous sommes en deçà, nous sommes obligés d’opérer des choix et donc de refuser des demandes d’aides qui nous sont présentées ». 

La façon dont Michel Drucker, le parrain de cette campagne 2019, se mobilise pourrait permettre d’atteindre des records de dons. « C’est un homme qui a accepté de donner son image à la campagne et qui s’implique d’une manière particulièrement forte », souligne Ariel Goldmann. Pour cet Appel national 2019, le célèbre présentateur a souhaité aller à la rencontre des structures qui œuvrent en faveur des personnes âgées et notamment des personnes rescapées de la Shoah ou cachées pendant la guerre. Une façon à la fois personnelle et universelle d’exprimer son immense solidarité.

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