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25 Janvier 2020 | 28, Tevet 5780 | Mise à jour le 23/01/2020 à 21h29

Rubrique Communauté

Psycho-trauma : Les formations communes de l’OSE et la DILCRAH

Elles veulent sensibiliser les policiers, les gendarmes et les magistrats. (DR)

C’est à la suite des attentats de janvier 2015 que l’OSE a constitué une unité de « psycho-trauma et résilience », coordonnée par le docteur Aviva Meimoun.

Destinée d’abord à traiter et soutenir les personnes confrontées à des agressions de type antisémite, cette unité a développé un savoir-faire basé sur la méthode israélienne dite « BASIC PH » qui permet d’intervenir en situation de crise comme à titre préventif et de repérer les traumatismes liés à des attitudes racistes et antisémites.

Depuis le mois de septembre 2019, pour sensibiliser les gendarmes, policiers et magistrats aux circonstances aggravantes que sont les caractères antisémite, raciste et homophobe de certains crimes et délits, la DILCRAH (Délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) et l’OSE ont mis en place un partenariat et proposent des sessions de formations qui s’intègrent à la formation continue de tous ces responsables.

Ces sessions se déroulent, le temps d’une journée, dans des lieux de mémoire. Les premières ont déjà eu lieu au Mémorial de Caen et au Cercil (Centre d’études et de recherche sur les camps d’internement du Loiret à Orléans). Une prochaine session devrait être organisée en janvier au Mémorial de la Shoah de Drancy. Il s’agit, explique le psychologue-clinicien de l’OSE et directeur du pôle enfance Éric Ghozlan, de « donner aux professionnels en charge de réaliser les enquête les éléments qui leur permettront de se poser les bonnes questions en vue de reconnaître la qualité et la gravité du délit ». 

Ces formations s’accompagnent également d’un focus sur l’histoire et sur les discours de haine. « Certaines personnes qui ont suivi nos formations ont raconté avoir pu identifier, a contrario, des situations caractéristiques », ajoute-t-il aussi.

Ces formations sont assurées par un binôme souvent constitué d’un psychologue et d’un psychiatre de l’OSE. Elles devraient se multiplier dans les prochains mois pour permettre à tous les agents de repérer leur capacité de reconnaissance des délits de ce type. Une façon aussi de reconnaître les victimes de ces actes dans leur spécificité et de mieux les aider à les surmonter.

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