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01 Avril 2020 | 7, Nisan 5780 | Mise à jour le 01/04/2020 à 15h13

Rubrique Culture/Télé

Catherine Ringer et les Rita Mitsouko enflamment Tel-Aviv !

Dans le cadre de la tournée de ses 40 ans de carrière, Catherine Ringer et les Rita Mitsouko se sont arrêtés à Tel Aviv pour un magnifique concert. Retour sur cet événement.

Le jeudi 19 décembre, Catherine Ringer et les Rita Mitsouko ont enflammé le public israélien à majorité francophone au club Barby de Tel Aviv. Le son de la salle de grande qualité a rendu encore plus belle sa voix. La chanteuse à son arrivée salue d’un généreux « Shalom ! ». Puis la pop rockeuse  entonne avec sa troupe ses tubes tout comme des titres moins connus, mais aussi appréciables. Le tout avec des enchaînements d’une remarquable fluidité. Bien sûr, elle nous offre « C’était un homme », en rappelant que cette chanson est inspirée de «  l’ascendance paternelle » : « Ils l'ont pris à 19 ans. Il fit pendant ces cinq ans. Neuf camps différents… » Ému, le public redouble d’applaudissements. Elle lève une petite bouteille d’eau en clamant : « Lehaim » (À la vie !). Tout en réalisant qu’elle aurait dû prendre du vin. Rires partagés avec la salle. Issue de parents juifs, son père émigra de Pologne en France après la Shoah, elle prononce le nom familial avec l’accent yiddish : Rinneguer. Avant les rappels, l’icône nous remercie à l’aide d’un « Toda raba, raba, raba ». Puis, termine le show avec « Ava Naguila » en tournant son micro vers nous pour nous entendre aussi. Et comme le producteur Dan Lewkowicz l’a exprimé : « Merci de nous avoir fait l’honneur de venir ». Pour autant, ce n’est pas son premier déplacement en Israël. Jusqu’alors toujours motivé en raison de la présence d’une partie de sa famille y vivant. En revanche, c’est son premier concert sur place, après en avoir rêvé pendant plus de vingt ans. Si Catherine Ringer n’est pas dans la pratique du judaïsme, elle revendique ses racines et soutient Israël. L’héritière de nos origines a offert au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, une nouvelle de Shlomo Aleikhem, un des rouleaux de dessins de son père devenu peintre en France. Autre rapport à la mémoire, l’énergique femme joue comme si Fred Chinchin, son compagnon et partenaire sur scène décédé en 2007, était toujours à ses côtés. Leur fils Raoul l’accompagne à la guitare. La récipiendaire du tout récent et premier « Olympia Award d'honneur » (récompense les talents de l’année), continue de porter haut l’ancien duo mythique et original du rock français.

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